Saturday, July 25, 2009

Back from London part 2 : the Books !

Comme vous pouvez le constater en voyant cette liste, j'ai eu quelque difficultés a tirer ma valise jusqu'à chez moi, surtout quand vous y ajouter la pile de bande dessinées précédemment énumérées. Difficile de résister a des prix forcement moins cher que ceux des sites puisque dénués de tout frais de port. Celui ci a quand même du bon quand il faut ensuite se trimbaler tout cela, j'en conviens, mais quel plaisir ensuite d'en faire la liste et de la présenter a tout ces contacts pour montrer a quel point on est intelligent, n'est ce pas. Voici donc ce que j'ai trouvé sur mon chemin lors de mon voyage londonien :

The Sailor who fell from grace with the sea Yukio Mishima
J'ai pour habitude de lire les traductions de livres japonais en français comme ce titre n'est plus disponible dans notre beau pays, j'ai eu recours à l'édition anglaise. Il s'agit d'un des classiques de la littérature japonaise dont je ne sais franchement rien en dehors de ce que je viens de lire sur la quatrième de couverture. Je dois avouer que ce qui m'avait d'abord attirer sur la première édition était l'illustration de Hokusai couplé au statut culte de l'ouvrage. Je n'ai pas eu droit à la même pour cette édition chez Vintage classics mais je doute que cela m'empêche d'apprécier ce roman à sa juste valeur.





Ulysses de James Joyce (the 1922 text)
732 pages de textes puis, jusqu'à la 980, des anotations et des explications. Le concept est désormais bien connu : une seule journée à travers Dublin décrite avec moulte introspection de la part du protagoniste. J'ai eu envie de lire ce roman après que Marshall McLuhan n'ait eu cesse de le citer durant Understanding media comme étant un des plus grands romans qui ait jamais été écris. A voir maintenant si les 700 et quelque pages glisseront facilement dans mon esprit.




The Road de Cormac McCarthy
Il parait, comme c'est marqué sur la couverture, que ce roman est maintenant un film. Tant mieux, je pourrais enfin le voir plus rapidement que le précédent livre de McCarthy que je n'ai finalement lut que très récemment, No country for old men. Qu'a cela ne tienne, le plus important est que Cormac McCarthy est un des romanciers américains les plus important qui existe actuellement et que son style fin et presque minimaliste réussit toujours a envahir tout l'espace pour ne pas être une distraction mais un tourbillon dans lequel on se laisse prendre avec plaisir malgré tout ce que l'on peut subir en son sein. Le William Faulkner moderne.




The Crying of Lot 49 de Thomas Pynchon
Pynchon est une des figure les plus énigmatique de la littérature américaine. Apprécié du grand public et célébré par les critiques, il est pourtant une énigme puisqu'il refuse toute apparition public. Cetains en vont même a douter de son existence réel. L'opportunité qui s'est présenté à mois dans la librairie Foyles sous la forme d'un classique 2 pour le prix de trois me permet aujourd'hui de mettre des mots derrière ce nom.






Exterminator ! de William S. Burroughs
Deuxième livre acheté dans le cadre de cette même offre. Faut il cependant avoir besoin d'une justification pour acheter un livre de Burroughs. Ce sera d'ailleurs seulement le deuxième livre de l'auteur que je lirais puisque je me suis pour l'instant limiter au Festin nu.








Concrete island de JG Ballard
Troisième livre du même lot. Je pourrais remplacer le nom et le titre de la description d'Exterminator pour ce livre. Je n'ai encore lut que Crash mais je pense que la lecture des romans de Ballard est essentiel du fait de son statut de visionnaire du 21ième siècle.







The Return of depression economics and the crisis of 2008 de Paul Krugman
Nouveau livre de Paul Krugman, un des économistes les plus intéressants et les plus facile à lire actuellement. Une excellente occasion de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui dans le monde, ce qui ne devrait pas être un luxe. L'auteur est, certes, très partisan (voir son analyse pro Democrate de la politique américaine et du combat pour un meilleur système de santé dans The confession of a liberal, précédemment chroniqué) mais il ne s'en cache pas. De plus, malgré cette optique avoué, le prix nobel d'économie qui a courronné son travail l'année dernière lui donne un statut de référence indéniable.


The Long tail de Chris Anderson
Le redacteur en chef du magazine Wired explique en quoi l'économie s'oriente maintenant vers de petites niches de consommateur et plus un large système s'adressant au plus grand nombre. Un des ouvrage de référence de l'économie contemporaine en mouvement.









Hands-on Chaos Magic - Reality manipulation through the ovayki current de Andrieh Vitimus
Presenté comme un ouvrage de référence pour expliquer de manière simple le fonctionnement de la magie du chaos et comment la pratiquer, j'ai acheté ce livre dans le cadre de ma tentative de mieux comprendre l'univers scénaristique de Grant Morrison qui est une des figure de proue de ce mouvement spirituel. Je doute être convaincu par l'exposé de l'auteur mais au moins j'aurais une nouvelle perspective sur The Invisibles etThe Filth, entre autre.



Love all the people de Bill Hicks
Que dire ? Bill Hicks est un de mes héros. Il a influencé ma manière d'analyser le monde grâce a ses remarques pertinentes et acides sur la culture, la sexualité, l'humanité et la religion. Un homme intelligent et génial qui s'est éteint beaucoup trop tôt. Toujours inconnu en France et très peu reconnu aux Etats Unis, son oeuvre est très populaire en Angleterre où j'ai trouvé ce volume, ainsi que deux biographie, dans un HMV (sorte de FNAC locale) où ils étaient en plusieurs exemplaires, preuve que Hicks est toujours une référence pour un très large public. Puisse son message être encore et toujours connu, compris et appliqué. Aimez-vous les uns les autres bordel de merde !


Rip it up and start again (postpunk 1978-1984) de Simon Reynolds
Un des ouvrages de références sur la scène postpunk, mouvement informe comprenant des groupes aussi variés que Joy Division (que l'on classe aussi en cold wave), Talking Heads (que j'ai toujours considéré comme un groupe new wave) ou Throbbing Gristle (avant-garde, encore et ou toujours) et même Devo (encore jamais écouté) ou Cabaret Voltaire (les débuts de l'indus). Un compte rendu historique d'une période où tout paraissait possible.





Japrocksampler de Julian Cope
L'histoire du rock and roll au Japon et de l'impact que cette culture a eu sur la population locale. Tout d'abord la culture japonaise me passionnne. Ensuite, Julian Cope est un des critique rock les plus célébré alors que ce domaine de la littérature est justement très floue entre des scriboullard prétentieux dont la seule perspective historique est souvent "c'était mieux avant" et les journaleux nationalistes toujours près a sauter au cou des nouveaux groupes jusqu'à les célébrer pendant deux mois avant de les abandonner.





Colonizing sex, sexology and social control in modern Japan de Sabine Prühstuück
Je ne connais pas du tout cet auteur et je n'ai donc aucune référence pour juger son travail mais le thême m'a tout de suite parler comme vous pouvez vous en douter en ayant parcouru les références qui le précède. Le titre est assez explicite donc je ne pense pas avoir besoin d'en dire plus. A voir une fois que je l'aurais lu.





Fear of Music - Why people get Rotkho but don't get Stockhausen de David Stubbs
Un essai sur la différence de perception par le public des différentes oeuvres crée par des artistes avant gardiste et de l'évidente difficulté qu'il éprouve a respecter ou même a comprendre des courants musicaux à l'esthétisme pourtant similaire. Ce livre ne fait que 135 pages mais j'espère qu'il me donnera quelques pistes de réflection pour comprendre tout les reproches que l'on a pu faire à la musique que j'écoute.

Back from London part 1 : The Comics

De retour de Londres avec une valise bourrée de bandes dessinées et de livres, il me faudra plusieurs posts pour faire le tour de tout ce que j'ai acheté. Pourquoi faire cette liste ? Parce que tout le monde va me demander ce que j'ai acheté et ce que j'ai vu et que je n'aurais pas assez de ma mémoire pour tout raconter. De plus, les titres suivants sont susceptibles d'intéresser d'autres lecteurs qui se reconnaissent dans mes gouts. Voici donc le récapitulatif complet de tout ce qui m'a suivis jusqu'à la caisse du magasin et ensuite de Londres jusqu'à Paris.

Alice in Sunderland, an entertainment de Bryan Talbot (Random House)
Le volume dont tout le monde parlait l'année dernière vient enfin s'ajouter à ma bibliothèque. Ici, Talbot explore un univers inconnu qui aurait inspiré le chef d'oeuvre de Lewis Carroll. Il y mélange divers styles graphiques, du dessin, de la peinture, de la photo dans un odyssée graphique volumineux (plus de 320 pages) et prometteur.








Complete Alan Moore Future Shocks (2000 AD)
Une collection d'histoires scénarisés par Alan Moore (Watchmen, V pour Vendetta ...) pour la revue anglaise 2000 AD à ses débuts. Les dessinateurs sont prestigieux et a eux seuls auraient même justifiés l'achats : Bryan Talbot, Ian Gibons, Dave Gibbons, Alan Davis, Brendan McCarthy et Steve Dillon ...






Scarlet Traces de Ian Edginton et D'Israeli (Dark Horse)
D'Israeli est un dessinateur qui se fait rare mais dont le style (entre Ted McKeever et Stephen Parkhouse) a illustré des histoires aussi folles et inventives que Lazarus Churchyard, avec Warren Ellis, ou Kingdom of the wicked avec le même scénariste où le créateur d'une série de livres pour enfants revenait dans le monde imaginaire qu'il avait crée dans son enfance alors que ses habitants y mènent une guerre sanguinaire. Je n'avais encore jamais entendu parler de cette histoire mais, encore une fois, les noms suffissent a enthousiasmer. Un petit mot tout de même sur l'histoire : il s'agit d'une histoire de meurtre faisant suite aux événements de la Guerre des Mondes de HG Wells.


A drifting life de Yoshiro Tatsumi (Drawn & Quarterly)
Entre Bukowsky et Soseki, Tatsumi raconte sa vie de mangaka et sa jeunesse. L'auteur est aujourd'hui célébré par le milieu du comics indépendant pour avoir introduit un réalisme crasse et poignant dans ce média. Le présent volume compte plus de 800 pages mais le style de Tatsumi possède a la foi une fluidité de lecture et une puissance rare ce qui fera de ce titre une expérience mémorable sans l'ombre d'un doute.






Pluto de Naoiki Urasawa & Osamu Tezuka (Viz Media)
L'auteur de 20th Century Boy et Monster s'attaque au mythique manga d'Osamu Tezuka, Astro Boy, et le réécrit a sa manière. Je ne suis pas fan de l'auteur mais j'ai tellement entendu de bonnes choses au sujet de cette nouvelle série que j'ai eu extrémement envie de la découvrir.









Asterios Polyp de David Mazzucchelli (Pantheon)
Enfin un titre qui figurait sur ma liste des ouvrages a acheter en priorité ! Cette nouvelle oeuvre de David Mazzucchelli est actuellement célébré de toute part comme un nouveau chef d'oeuvre. L'auteur étant le fantastique illustrateur de Batman Year One, scénarisé par Frank Miller, je n'ai pas pu résister a l'enthousiasme générale pour découvrir cette histoire. Au premier abord la construction narrative parait très inventive et fluide. Tout en ligne clair avec beaucoup de changements de couleurs comme des pages en jaune sur blanc ou violet sur blanc (tout en ombrage), Mazzucchelli execute avec maestria un travail qui le place comme un maitre de la bande dessinée.


A disease of language de Alan Moore & Eddie Campbell (Knockabout - Palmano Bennett Book)
Les deux auteurs de From hell réalisent ensemble une histoire courte agrémentée d'un interview de Moore par Campbell. Je pense que ça suffit pour justifier un achat de 12,99£.








City of glass de Paul Auster adapté par Paul Karasik et David Mazzucchelli (Faber)
Tout en noir et blanc, cette adaptation par Mazzucchelli d'un des auteurs majeurs du vingtième siècle fait parti de mes achat totalement instinctifs. Je n'ai franchement aucune idée du scénario mais je me suis basé sur les auteurs, ainsi que sur le fait que l'introduction soit écrite par Art Spiegelman pour ajouter ce volume a ma pile.







De: Tales, Stories from urban Brazil de Fabio Moon et Gabriel Ba (Dark horse)
Les jumeaux surdoués réalisent une de leurs premières œuvres ensemble avec toujours ce style gracieux que beaucoup, comme moi, on connu avec Casanova (avec Matt Fraction) et The Umbrella Academy (avec Gerard Way). Des histoires urbaines, romantiques et simples mais superbes.








Magic bus, Doom Patrol vol. 5 de Grant Morrison & co
Avant dernier volume de la réédition des épisodes de la patrouille des super héros les plus atypiques et depressifs de toute l'histoire de la bande dessinée. Une collection essentiel pour tout adorateur de Morrison ou de comics dérangés et surréalistes.







La plupart de ces volumes ont été achetés à Gosh Comics, le temple londonien de la bande dessinée indépendante, que je vous recommande chaudement si vous passez dans le coin un de ces jours.
39 Great Russel Street
Metro : Tottenham Court Road (Central line)

Thursday, July 16, 2009

Everybody is stupid except for me and other astute observations de Peter Bagge


Auteur de Hate, mythique pour le jeune lecteur de comics que je suis encore tant je suis surpris par le nombre de trésor caché que recèle l'histoire de ce média, rien qu'aux Etats Unis, Peter Bagge est un journaliste à part entière dont les articles sont écrit et dessinés. Autant que je me souvienne, je n'avais jamais encore rencontré ce type de journalisme auparavant. Des reportages en comics ? Oui. Des livres théoriques en comics ? Du comics politique ? Bien entendu. Mais du reportage synthétique à mi chemin entre l'article et la bande dessinée, ça non. La collection ici présente regroupe donc des articles / comics publiés dans la revue libertaire (un des mouvements politiques américains les plus mal interprétés à ce que j'ai pu comprendre), Reason, où Peter Bagge dessine avec cynisme et réalisme différentes causes.

L'engagement de l'auteur est évident. Bagge ne tape dans le registre "objectif" qui rime avec hypocrite la plupart du temps (le livre le plus objectif que j'ai lu étant Manufacturing consent de Noam Chomsky et Edward Herman en terme de méthode analytique) et tente surtout d'être le plus rationnel possible en entendant et en retranscrivant les différents points de vue. Le biais le plus évident se trouve dans la manière dont il dessine les personnes qu'il trouve sympthique. Bien que tous soient caricaturés, il devient facile de trouver qui est la voix de la raison dans ses planches.

L'objectif est de toute manière de poser des questions et que l'on soit d'accord ou non avec ses arguments, Bagge et ses interlocuteurs en posent beaucoup de bonnes sur des questions aussi variés que la place des Malls (grands centre commerciaux américains que nous commencons a avoir de plus en plus par chez nous), le droit d'avoir un bazooka, la dernière campagne présidentiel américaine ou la guerre contre la drogue. Tout y passe et Bagge de souligner avec intelligence, humour, cynisme bien placé et efficacité des absurdités que nous prenons pour argent content sans même nous poser des questions.

A tel point que ce titre, hyperbolique au premier abord, finit par être de plus en plus réaliste, ce qui est très inquiétant vu que Bagge ne se dépeint pas non plus comme le plus grand penseur du siècle mais juste un simple type qui doute plus que la moyenne de ce que l'on lui dit. Ma première rencontre avec Peter Bagge ne m'a donc laissé qu'avec juste une certitude : je dois faire connaitre cette auteur ! Commander ce receuil, lisez le, prêter le et encourager les gens autour de vous a faire de même.

cliquer pour agrandir

Tuesday, July 14, 2009

Ce qu'il y a de neuf dans ma chambre


Everybody is stupid except for me and other astute observation de Peter Bagge
Déjà connu par les accros de longue date au comics indépendant pour Hate ! Peter Bagge est pour moi un nouvel auteur sur une bibliothèque de jeune fans de comics malgré ma dizaine d'année bien tassé dans ce monde. Non, je n'avais encore jamais rien lu de cet auteur et je l'avoue avec honte. Je n'ai même appris que l'auteur était celui de Hate !, dont j'avais entendu parler dans la grande revue masturbatoire de l'intello qui lut des comics : Scarce, qu'en payant mes achats dans un magasin que l'on nommera pas puisque son logo figure maintenant sur le coté de ce blog (merci de la suggestion à qui de droit, elle est juste et n'est absolument pas rémunéré de quelque manière que ce soit, à part peut-être par un peu de respect mais j'en doute). Je n'ai donc acheté ce volume qu'en réaction à la lecture de quelques cases hilarantes où Bagge souligne des absurdités du quotidien. Cela parait surement très banal dit comme ça mais ça ne l'est pas quand le graphisme grotesque de Peter Bagge s'y attaque.

The Nobody de Jeff Lemire
Honte a moi, encore une fois, je n'ai pas encore lu les Essex County de Jeff Lemire. J'ai par contre découvert l'auteur par le biais d'une histoire en cinq pages dans le précédemment chroniqué Awesome 2 et j'ai été suffisamment touché par son style pour mettre plus de 20 euros dans ce volume. Je tiens d'ailleurs à préciser que je pensais que ce titre était en fait une nouvelle série Vertigo et non un volume hardcover. Voilà ce qui arrive quand on ne lit pas suffisament ce que l'on nous envoit. Je ferais désormais plus gaffe mais je ne pense pas non plus regretter mon étourderi si j'en crois tout le bien que l'on peut lire sur le net sur cet auteur. Sa venue chez Vertigo rejoint donc la floppée d'auteurs venus de l'indépendant qui écrivent maintenant pour l'éditeur comme Brian Wood (DMZ, Northlanders, Demo, Channel Zero) et Jason Aaron (Scalped et même Ghost Rider), facilement deux des auteurs les plus talentueux de leur génération. Pas de crainte particulière donc.

Waltz with Bashir de Ari Folman et David Polonsky
Vous avez surement vu les affiches du film d'animation adapté de ce roman graphique et moi aussi. Si vous en savez plus dessus vous en savez donc plus que moi car je n'ai pris ce tome qu'après les recommandation d'une amie sur la qualité du film. Venant de l'école de ceux qui préfèrent lire avant de voir, j'ai donc préféré commencer par l'oeuvre original avant d'enchainer avec le film. Le style est très européen tout en évitant les écceuils stylistique du genre depuis quelques années. J'ai tout de suite pensé à Fax from Sarajevo en voyant la couverture, avant même de faire le rapprochement avec le film, ce qui est une très bonne chose. Etre comparé a une des oeuvres majeurs du comics américain ne peut pas faire de mal et en apprendre plus sur un conflit dont j'ignore tout depuis son histoire jusqu'à ses ramifications actuels ne peut pas me faire de mal.

World War Robots volume 2 de Ashley Wood et T.P. Louise
Que dire sur ce volume que le titre ne dit pas déjà ? Ashley Wood continue d'illustrer un conflit entre des robots, des hommes et des zombies. Les illustrations utilisent toujours le style expressioniste qu'il explore depuis Uno taurino. Les différents textes donnent du volume a cette collection qui ne pourrait être qu'une simple collection de peinture. Peut on alors parler de roman graphique ou de art book ? Un peu des deux mais ni l'un, ni l'autre non plus. Ashley Wood fait du Ashley Wood et cela continue de me plaire. J'attends quand même avec beaucoup plus d'impatience son projet a venir avec Joe Casey (scénariste et co auteur avec Wood de l'excellent Automatic kafka qu'il serait de bon ton de rééditer).
(petite remarque pour les pointilleux, l'illustration que j'ai choisit pour ce volume est la seule que j'ai trouvé sur Amazon mais elle ne correspond pas à la couverture de ce que j'ai acheté, ne vous y fier donc pas).

Monday, July 13, 2009

Awesome 2 Awesomer (Top Shelf) 2009


Sans aucune thématique générale, ce receuil d'histoires courtes a pour seul but de mettre en valeur les talents de nombreux artistes aguerris ou novice pour une bonne cause : soutenir un centre d'étude de la bande dessinée. Tout les registres de la bande dessinée indépendante sont présent dans ce volume, de l'histoire pour enfant au non sens en passant par le drame et la comédie. Parfois certains auteurs usent de leurs personnages récurrents pour une simple histoire qui est alors dénué de tout contexte, comme celle de David Crogan (Cultural differences) où un marin amoureux se bat contre un japonais pour les beaux yeux d'une demoiselle. La conclusion de cette histoire, comme celle de quelques autres, ne sont d'ailleurs pas explicite du tout ce qui est tout de même le minimum que l'on devrait obtenir d'une histoire (un début, un milieu et une fin). Unicorpia de Georges La Vigne est le pire exemple dans cette collection puisque l'on ne comprends rien du début à la fin aux actions de ce trio de personnages indéterminés. Les auteurs les plus talentueux sont donc ceux qui inventent tout un univers en l'espace de quelque page ou ne racontent qu'une tranche de vie. The horseless ride de Jeff Lemire est une, voir la meilleure histoire, puisque la situation dramatique qu'il crée et résout en cinq pages est simple mais superbement exécuté avec sensibilité grâce a une attention au détail et un sens très développé de la progression temporelle dans la description d'une même scène. Le reste pali donc beaucoup en comparaison. L'autre grand exception est tout de même "Sting!Stang!Dud!" de Jim Rugg et Brian Maruca qui reviennent tout les deux sur le personnage de Blackspoitation, Afrodisiac, introduit l'espace d'une histoire dans les pages de Street Angel. L'interprétation d'une histoire de l'enfance de Jesus par C. LaGreca est aussi des plus mémorables. Il y a donc un assez large panel d'histoires et de très bons moment pour justifier les 15$ déboursés pour ce volume. Il est d'ailleurs a moitié regrettable que plusieurs des meilleurs histoires de ce volume se retrouve dans un petit cahier de mini comics qui auraient bien mérités de plus grandes pages pour exposer le talent de leurs auteurs, notamment "It's raining" de Mo et "Meaningful glances" de Jen Vaughn.

Sunday, July 12, 2009

The Stuff of Life - A graphic guide to genetics and DNA de Mark Schultz (scénario) et Zander et Kevin Cannon


Le nom de Zander Cannon (Smax avec Alan Moore) et son association a un projet de comics racontant les secrets de l'ADN en comics m'ont tout de suite attiré vers ce projet. Peu d'auteurs se sont orientés dans le chemin tracé par les travaux de Will Eisner pour son comics destinés aux jeunes officiers, réalisé durant son service militaire, et le triptyque d'analyse de Scott McCloud qui en ont fait le Marshall McLuhan de ce media et ont les comprends car la tâche n'est pas des plus simple. Raconter une histoire tout en expliquant de manière la plus didactique possible sans tomber dans le cours ex cathedra destiné a un public de convertis un ensemble de connaissance biologique n'est qu'un simple résumé de l'ampleur du travail auquel on du s'atteller les auteurs. Ils en sortent donc partiellement vainqueur grâce a l'utilisation d'un avatar et d'une situation similaire à un cours en la personne d'un expert d'une race extra terrestre expliquant à son chef suprême les secrets de l'ADN humain et ce que son étude peut apporter à leur race, atteint d'un mal mystérieux. Les questions entourant cette dégénérescence sont d'ailleurs seulement abordé et non exploré pour faire de la place a des cases riches en information scientifique. La terminologie prend trop largement le pas sur l'illustration et aurait gagné a donné plus d'espace aux illustrations pour permettre au texte de respirer. Les cases ne font donc qu'illustrer le texte ce qui éloigne donc The Stuff of life du monde de la bande dessinée à proprement parler pour n'y revenir que quand le scientifique extra terrestre s'éloigne de son exposé et discute avec son royale interlocuteur. La faute surement a un scénariste épaulé par un scientifique mais non spécialiste ce qui l'a surement amené a devoir coller trop souvent au texte pour ne pas induire en erreur le lecteur par des illustrations qui aurait remise en question la validité scientifique de ce texte qui se veut être un véritable exposé sur la question des gènes et de l'ADN. Ni destiné aux novices, ni aux spécialistes, The Stuff of Life a pour tâche de permettre à des écoliers comme moi qui n'ont retenu que peu de choses de leurs cours de biologie de revoir et d'élaborer sur les quelque connaissances qu'ils ont acquis dans différentes sources (j'ai souvent pensé aux personnages d'Il était une fois la vie au cours de ma lecture). Le résultat de cette collaboration est toutefois prometteuse si jamais ses auteurs décidaient de continuer leur collaboration en s'attaquant à un autre sujet. On peut alors rêver d'une meilleure exploration de ce genre entre des scientifiques et des auteurs de comics capablent de donner vie sur la page à leurs théories.

Side B - the Music lover's comic anthology (A Poseur Ink Anthology)


Acheté pour lire des histoires dessinés par Jim Mahfood et Ryan Kelly, je ne regrette pas mon achat pour ce qui est de ces artistes. Le reste des artistes est par contre beaucoup trop jeune pour marquer l'esprit par leur nom, leurs pensées ou leurs dessins. Le concept de ce receuil est de proposer à des auteurs de comics de mettre en scène leur amour de la musique. Les routes empruntés sont principalement celle de l'anecdote, parfois de l'exposé et parfois d'une histoire où la musique a un rôle. L'histoire illustré par Ryan Kelly est celle d'une jeune chanteuse d'un groupe punk qui se fait virer de son groupe. Celle de Mahfood est une série d'anecdote sur un chanteur de soul / funk méconnu. Les deux frappent juste car leur style de narration et de dessins sont aboutis. Tout les autres manque de près car leurs histoires sont touchantes mais rien ne les fait réellement ressortir de la masse des jeunes pousses qui apprennent doucement leur art. Side B est donc une initiative a encourager mais dont le quotient d'artiste confirmé et de débutants doit être équilibré pour être réellement viable. Aucune d'histoire n'aboutit nulle part à la fin mais les trois quart sont trop anecdotique pour être des représentations fidèles du style de leurs auteurs. L'une d'entre elle est tellement mal lettré qu'elle en est presque incompréhensible (de Cathy Johnson de la page 71 à 75). Il est surtout intéressant de notre que beaucoup des artistes évoquent leur rapport conflictuel à la musique en tant que dessinateur déçu de ne pas être musicien (Giving up the dream de Megan Rose Cedris et Summer 1968 de Laurence Gullo) et d'autre leurs plaisir a écouter un artiste particulier (You think you really know me de Jim Mahfood et Redemption day de Cristy C. Road) mais que la plupart ne parle que de leurs souvenirs associés à des chansons. C'est donc un regard nostalgique qui domine dans ce recueil et me frustre de ne pas avoir plus de récit inspiré par la musique et non de souvenirs liés à la musique. La thématique n'est donc qu'un prétexte autobiographique pour beaucoup de ces auteurs ce qui en fait une compilation d'histoires douce et légère mais sans grand intérêt pour le passionné de musique et de comics curieux de découvrir ce que des auteurs peuvent réellement imaginer grâce a la musique et reçoit à la place une collection d'histoire où les auteurs parlent de l'impact que la musique a sur leur vie.

Thursday, July 02, 2009

No country for old men de Cormac McCarthy (Picador)


No country for old men fut pour moi une expérience similaire a celle de lire As I Lay Dying de William Faulkner. Ce n'est pas l'histoire en elle même qui m'a fait lire ce livre en deux jours mais la musicalité du texte et le rythme des échanges. L'histoire que raconte Cormac McCarthy est celle de trois hommes dont la vie prend un tournant inattendus à cause de deux millions de dollar qu'un jeune homme trouve dans une voiture ayant servit à un trafic de drogue. L'argent, il le désire dès qu'il le voit, et s'empare donc au mépris du risque qu'il prend pour lui même et pour sa jeune femme. Le shériff du conté est lui aussi embarqué dans cette histoire car il a pour devoir de protéger ses habitants. C'est à la fois son travail et son devoir morale. Il accomplit à la fois cette tâche par bonté mais aussi pour se racheter. Derrière eux, un tueur psychopathe aux motivations mal définit comme c'était déjà le cas pour le personnage de l'avocat dans Méridien de sang du même auteur. Ce tueur est tout aussi menaçant mais surtout beaucoup plus violent. Il est le personnage centrale de l'histoire car il est celui qui détient les règles du jeu qui se joue entre les deux premiers personnages car il les définit lui-même et ne laisse personne lui imposer quoi que ce soit.

No country for old men, pas de pays pour le vieil homme. L'histoire aussi d'un pays transformé et dépassé par la violence quotidienne d'hommes qui ne peuvent plus se cacher derrière la folie ou la guerre pour expliquer leur violence. Un roman radicale et sombre sous le soleil brulant du Texas. A la manière de Faulkner, McCarthy a de la sympathie pour ses habitants et ne critiquent donc pas cet été si souvent diabolisé par l'Europe. L'ouest violent et âpre de Méridien de sang et de De si joli cheveux est bien loin mais la violence n'a pas faiblit depuis et va même de pire en pire. Des personnages, simples et humains, dont l'âme de papier est investit par des répliques simples mais franche, chaleureuse comme peuvent l'être celle des hommes dont la vie a un sens mais dont le contenu ne se veut pas philosophique mais pratique. Les dérives moralistes sont évités, l'auteur s'investir dans son texte et dans ses personnages. Il leurs donne la vie puis leurs dérobent dans la douleur. En guise de conclusion je citerais un des échanges qui m'a le plus marqué dans ce livre, quand deux policiers discutent ensemble du marché de la drogue.
"They sell this to school children. And you know what's worse ? School children buy it."
Il n'y a plus de pays pour le vieil homme.

Bande annonce de No country for old men par les frères Coën

Wednesday, July 01, 2009

Jamais Cascio - Hacking the earth : Understanding the consequences of geoengineering (Lulu.com)


Jamais Cascio est un génie. Oh oui, la bonne vielle technique de l'hyperbole. Grand classique du répertoire des figures de styles apprises en classe de CM2. Sauf que ce n'en est pas une. Jamais Cascio EST un génie et pour cette seule raison vous devriez déjà avoir lu son premier livre. Edité par le site d'auto édition lulu.com, Hacking the earth est une collection d'articles sur le geoengineering. Le réchauffement planétaire ne peut être évité. Nous ferons face a de graves changements climatique même si nous prenons des mesures drastiques pour changer notre mode de vie et ne pas juste repousser l'échéance en ne blâmant que des grandes entreprises. Si il n'y a donc de solution, il faut gagner du temps et c'est là que le geoengineering intervient afin de retarder l'échéance. De très bonnes idées, parfois difficile réalisable, et parfois beaucoup plus que Jamais Cascio explore sous tout les angles. Le génie de l'homme ne réside pas que dans sa manière de résoudre un problème mais de prendre en compte tout les tenants et les aboutissants d'une situation et de s'interroger suffisamment pour que son raisonnement soit à la fois cohérent et intelligible. L'auteur ne vulgarise pas, il explique et développe, synthétise et transmet. Un esprit tel que l'on aimerait en avoir plus. Avec un style concis et des références variés, il parvient a toucher un très large panel de lecteurs, professionnels ou peu versé sur un sujet aussi précis. Hacking the earth est le premier volume édité en son nom mais vous pouvez aussi découvrir l'homme par des vidéos de présentations durant des séminaires qu'il upload ensuite, ainsi que ses powerpoint, sur son propre site. Un penseur moderne pour qui le futur est déjà présent.


Mobile intelligence : en quoi le téléphone portable est il l'outil du futur?

Acheter Hacking the earth - Understanding the consequences of geoengineering

Tuesday, June 30, 2009

McMafia - Seriously organised crime de Misha Glenny (Vintage books)


La couverture de ce livre a du dérouter pas mal de mes voisins de transport en commun qui ont du se demander si je lisais un roman parodique sur la mafia. La question que je me pose encore à son sujet, par rapport à la très sobre couverture de l'édition cartonnée, les raisons d'une telle accumulation de clichés sur une même page pour un livre dont le but final est de briser tout les clichés que l'on peut avoir sur la mafia et le crime organisé d'une manière générale. Misha Glenny, journaliste pour la BBC, introduit son volume avec l'anecdote du meurtre de la soeur d'une reporter, injustement tué par un meurtrier qui s'est, un soir, trompé de cible.

Le fait que ce livre débute avec une histoire qui pourrait très bien arriver a son auteur pour avoir traiter d'une manière extensive le sujet de la mafia mondiale suffit a introduire un degré de sérieux qui ne retombera a aucun moment. La débauche de détails est un testament à l'analyse méthodique de l'auteur qui traite de manière synthétique, la mafia Bulgare, l'ex URSS (où l'on apprend qu'un assassinant ne sera jamais aussi bien mené a bien, pour un prix raisonnable, que par un serbe), les émirats arabes, l'Inde (où Bollywood ne fait pas qu'embrasser la mafia locale), le Niger (où l'extorsion de fond de victimes occidentales est tellement répandus qu'elle a son hymne), les traffics de marijuana au Canada (dont la politique tolérante cause de nombreux problèmes avec les Etats-Unis) et les effets réels de la lutte anti drogue (négligeables) puis le Japon (les yakuzas, leurs liens avec la droite nationaliste et leur place dans l'économie locale) et enfin, la Chine (la tolérance du gouvernement envers la contrefaçon).

Les nombreuses anecdotes sur chaque pays permettent d'en apprendre bien plus sur les cultures de chaque pays qu'un guide touristique tout en découvrant l'ampleur d'un mécanisme économique mondiale grandissant auquel chacun contribue d'une manière ou d'une autre tout en ignorant qu'il le fait. Misha Glenny pointe du doigt de nombreux phénomènes mais il s'appuie aussi sur de nombreuses études. Son travail est donc celui d'un journaliste d'investigation mais, à la manière d'un Noam Chomsky dans "Manufacturing consent", son travail de recherche est tout aussi impressionnant comme le prouve l'excellente bibliographie, chapitre par chapitre, où il pointe du doigts des volumes spécifiques en anglais, allemand et espagnol qui lui ont servis et qui peuvent permettre d'approfondir un sujet en particulier. Un ouvrage qui n'a donc rien en commun avec sa couverture quelque peu déroutante.

Le titre pourtant pourrait laisser entendre un contenu plus léger. Il n'en malheureusement rien. "McMafia" est en fait une expression employé par un interlocuteur de l'auteur pour qualifier les méthodes qu'utilisent aujourd'hui la mafia tchétchène pour étendre leur emprise. La sinistre réputation qu'elle détient leur permet maintenant d'inspirer la crainte rien qu'en les évoquant. Ils vendent donc aujourd'hui le droit d'utiliser leur nom pour faire plier des victimes en inspirant la crainte. Le contrat n'est cependant pas dénué de danger puisque toute menace non porté a exécution dans le cas où les victimes décident de ne pas payer sont réprimandés par l'intervention de la véritable mafia tchétchène contre les associés n'ayant pas respecté leur part du contrat. Ce n'est malheureusement qu'un des symptômes de la mondialisation et de l'emploi de pratiques d'entreprises par le crime organisé, de mieux en mieux organisé.

Sunday, June 28, 2009

The Conscience of a liberal - Reclaiming America from the right de Paul Krugman (Penguin)


La récente déclaration de Barrack Obama concernant une réforme du système de santé américain arrive a point nommé après "Conscience of a liberal" qui est avant-tout un manifeste démocrate en faveur de cette même réforme. Paul Krugman, économiste engagé, récompensé par le prix nobel de sa profession en 2008 pour son travail sur les échanges internationaux et autour d'articles pour le New York Times, n'a jamais fait un secret de sa position politique. Le sous titre du livre le précise bien : se ré approprier l'Amérique des mains de la Droite. Krugman terrasse cependant le spectre du "manifeste indigeste" en offrant au lecteur une analyse intelligente et complète de l'évolution des Etats Unis sous l'angle de la domination des idées conservatrices contre celle des démocrates.

La vie politique des Etats Unis y est disséqué et l'on prend alors beaucoup mieux conscience de la nature du débat qui nous a toujours échappé à nous, européens, éloigné et dominé par les figures médiatiques des nombreux leaders et de leurs frasques qui les ont tous fait passer pour des icônes aux opinions indistinctes. En parlant de la Droite américaine, Krugman parle aussi de ce que cela signifie d'être démocrate aux Etats Unis. Une analyse que j'aimerais beaucoup lire en ce qui concerne notre pays pour mieux comprendre son histoire politique qui m'est ici apparu plus clairement. Les lobby, les conflits idéologiques et les différents problèmes qui ont empêchés les Etats Unis de se doter d'un système de santé digne de celui des pays européens. Les plus amoureux de la belle France seront d'ailleurs heureux de lire ce que Paul Krugman a de beau à dire sur notre système de santé considéré comme un des meilleur au monde. En 273 pages, l'analyse claire de Krugman rend intelligible des dizaines d'années de politiques américaines. De même, son engagement, bien qu'il ne soit jamais déguisé, éclaire d'autant mieux les raisons de l'engouement que Barrack Obama a provoqué aux Etats Unis lors de son élection. Un livre actuel et nécessaire pour qui s'intéresse à la politique américaine.

Kaïro de Kurosawa Kiyoshi (édition Picquier)


Après avoir vu Ring et en avoir demandé plus, je trouvais Kaïro et accueillit alors Kiyoshi Kurosawa dans ma vie. Cinéaste à la large palette d'univers, Kurosawa s'introduit dans le spectateur et lui fait découvrir de large plans instables pour s'insérer au plus profond de ses émotions durant toute la durée du film. Kaïro, récit de la fin du monde dans un Japon dépassé par une menace fantomatique plongeant ses victimes dans une spirale les menant à une mort inéluctable et dénué d'émotions. Dans la version romancé de sa vision du film de fantôme il approfondit la vie et la psychologie de ses personnages ainsi que l'intrigue qui est seulement abordée dans le film. En effet, Kaïro est un film qui repose sur son atmosphère grisâtre et nuageuse s'échappant de tout les pores de l'écran à la manière de la petite fille qui franchit la télévision de ses victimes dans Ring.

Le rythme du roman n'est donc pas aussi lancinant mais conserve cet aspect laconique dans les réactions de ces personnages dont la panique semble toujours être contenu par la force de la pression sociale japonaise. La fantaisie ironique dont parle la quatrième de couverture n'est pas terriblement évidente bien que les personnages soient effectivement assez pathétique dans leurs efforts pour s'échapper de l'embrase de la menace qui dévore leur environnement. Tout comme dans le film, le destin rattrape tout ceux qui tentent de lui échapper mais ce n'est pas la peur qui dévore le spectateur mais la dépression et le désespoir de ne rien pouvoir faire contre tout cela. L'auteur étant d'abord cinéaste avant d'être romancier, la version cinématographique est pour moi la plus efficace des deux versions mais les deux se complètent suffisamment pour que les fans de l'un ou de l'autre puisse se tourner sans trop de risque d'être déçu vers l'autre versant de l'œuvre qu'il leur resterait à découvrir.

La vie en gris et rose de Kitano Takeshi (édition Picquier)


Dans un style décharné de tout effet de style, Takeshi Kitano parle par épisode de son enfance misérable. Comment vivre dans une famille qui n'a pas un sou quand on est à l'école et que tout le monde peut se payer de petits plaisirs et que l'on passe pour le débile de service en ayant pas de quoi s'habiller correctement? De petites galères en petites victoires, sa vie passe de jour en jour avec ses parents. Son père surtout. Alcoolique et maladroit, impuissant devant tout, il se saoule constamment et tâche de gagner suffisamment. Kitano ne sombre pas pourtant dans le misérabilisme. Son enfance est d'abord celle de petites tranches aigre douce. Les petits dessins gribouillés entre les pages complètent le récit que l'on peut lire comme le regard amusé et nostalgique d'un homme sur sa jeunesse difficile dont il ne regrette rien pour autant. C'est seulement au fil des pages que l'on prend en compte le véritable sens de cette collection. Nostalgique de son enfance, Kitano regarde aussi vers le futur et parle de ce qu'il veut être en tant qu'homme et en tant qu'artiste. Il nous parle aussi de son père et de la relation étrange qu'il a entretenu avec ce bonhomme difficile à vivre qui ne savait pas comment encourager ses enfants, dire ce qu'il pensait ou les aimer. A sa manière Kitano témoigne ainsi de tout ce que son père et sa mère lui ont apportés durant son enfance en étant des parents pauvres et sans éducation particulier qui ont toujours tâché de procurer de quoi vivre à leurs enfants.

Mémoires d'un lutteur de sumô de Kirishima Kazuhiro (édition Picquier)


Savez vous qui est Kirishima Kazuhiro? Connaissez vous tout les grades que compte l'échelle de force du Sumo? Si vous avez les réponses à cette question ou si vous les cherchez, ce livre est fait pour vous. Doté d'un lexique et de nombreuses annotations, Mémoires d'un lutteur de sumô est une immersion complète dans les turpitudes d'un sumotori humble et sympathique dont la vie est consacré à son sport. Il parle de sa passion, de sa famille, des sacrifices et de ceux qui le soutiennent, sa compagne, son village, sa famille, ses fans. Les quelques passages où Kirishima en parle sont révélateurs sur la place de ce sport méconnus dans nos contrées qui a une ampleur comparable au football par chez nous. Ce que j'ai pu comprendre par ce livre c'est aussi les efforts dont il faut faire preuve pour pratiquer ce sport et sa complexité qui ne peut pas être évidente pour un occidental qui ne découvre que des bribes de combats où deux épais japonais se poussent pour en faire sortir un d'un cercle. Du curling avec des gens obèses ? Bien plus que ça ! Beaucoup beaucoup plus ! Il n'y a donc pas de véritables "reproches" a faire à ce livre tant que l'on sait à quoi s'attendre. Mémoires d'un lutteur de sumo est bel et bien l'autobiographie d'un lutteur de sumo. Le style n'a rien d'extravagant et l'histoire n'est pas non plus riche et incroyable. Il s'agit juste de la vie d'un homme nous faisant partager sa passion, ses craintes, ses inquiétudes. La vie d'un sportif de leur coté de la planète dont les doutes et les interrogations sont les même que les nôtres.

Tokyo Express de Matsumoto (édition Picquier)


Un double suicide qui se transforme en double meurtre présumé. Un suspect tout désigné par des enquêteurs ingénieux mais un plan qui l'est encore plus. L'intrigue tiens de celle du roman policier classique. Le meurtrier perd les enquêteurs grâce un place complexe qui ne peut être conçu que par un romancier expert. Matsumoto est devenu un écrivain de roman policier culte au Japon grâce à cette intrigue. On en convient sans peine. Par contre, on ne s'adresse ici qu'aux fanas du polar à la Conan Doyle. Tout le charme de l'histoire est dans l'enquête minutieuse et les déductions de policiers passionnés, convaincu du bien fondé de leur enquête. Pas de procédure, pas de plongée dans les méandres de la folie d'un meurtrier psychopathe. Le meurtre est presque trop propre pour être crédible. Le plan diabolique s'est joué sur un échiquier complexe et il faut maintenant remonter en arrière pour comprendre les motivations et chaque mouvement de pièces. Certes, tout cela est très bien fait et amusant mais quand on veut un peu de folie et d'obscurité on est déçu. Je ne l'étais pas a l'issu de ce roman mais je savais un peu à quoi m'attendre. Du bon polar comme on en fait plus. Le monde a changé et notre regard sur les criminels aussi. Ca fait tout de même un peu de bien de lire une intrigue où la motivation criminel est plus clair que son plan pour arriver à ses fins.

Saturday, June 27, 2009

Mirage de Edogawa Rampo (Picquier)


Avec un style simple et des descriptions fine et précises, Edogawa Rampo instaure lentement mais surement une atmosphère troublante dans ses nouvelles. Edgar Alan Poe japonais, il partage avec l'auteur anglais le gout pour le fantastique et le suspens mais y ajoute la perversité nationale dont fait preuve ce pays en terme de perversité. L'histoire qui introduit ce court volume n'est pourtant rien en comparaison de l'histoire suivante où un homme s'enferme lui même dans sa propre psychose. Il se glisse dans le cachot de sa propre peur et jette la clé lui même sous les yeux du lecteur qui le voit perdre toute humanité sous le coup d'une obsession mélangeant l'amour de la chaire et une psychose terrifiante emprunt de bêtises et de naïveté. Chaque sentiment rivalise l'un contre l'autre et embrouille le lecteur dans une nuée vaporeuse et étrange, dérangeante et fascinante. Decrire l'ignoble est une chose mais l'imaginer est une autre. Edogawa Rampo crée de terrifiantes histoires où se mêlent le corps et l'esprit dans une danse a en perdre la raison. Quelque 130 pages que l'on tourne lentement de peur de comprendre ce vers quoi l'histoire s'achemine et que l'on referme en soupirant. Pas de violence démesuré, pas de perversion grotesque, juste la folie sous sa forme la plus pure.

Les autres achats du jour

Side B - the music lover's comic anthology Une anthologie d'histoires courtes autour du thème de la musique. Edité par Poseur Ink pour 22$, la somme dépensé est justifié par les noms de Jim Mahfood, Ryan Kelly (Local, Northlanders, The New York Four) et l'envie de soutenir un petit éditeur. C'est peu pour une telle somme mais les deux cents pages de ce recueil débordent de styles différents et de pages noirs et blancs tellement différentes de la horde de publication américaine classique que la dépense se justifie très vite quand on a envie de soutenir une initiative un peu différente. Seule la lecture me dira si j'ai eu raison.

The Stuff of Life - A graphic guide to genetics and DNA par Mark Schultz (scénario) et Zander et Kevin Cannon (Ill and Wang)
Depuis Understanding Comics de Scott McCloud (le Marshall McLuhan de la bande dessinée), les comics / livres n'ont pas pullulés mais depuis quelques années certains titres perpétuent le concept comme Action Philosophers (l'histoire de la philosophie en comics) et Comic Book Comics (l'histoire du comic book en comics, quoi de plus naturel ?) et le présent volume illustré par Zender Cannon (Smax avec Alan Moore, rien que ça) où l'on nous compte sous la forme de comics les secrets de la génétique. Typiquement le genre d'initiative auquel je ne peux résister.

Awesome 2 - Awesomer (Top Shelf)
un autre recueil publié par l'élite de l'indépendant intelo américain, Top Shelf. L'achat est ici justifié par les noms suivants : Jeff Smith (Bone, Rasl, rien de moins qu'un des auteurs les plus talentueux de ces dix derniers années) Jeff Lemire (la trilogie Essex Country et une nouvelle série chez Vertigo, Sweet tooth), Brian Maruca (Street Angel, 'nuff said), Jim Rugg (Street Angel, the Plain Janes, Janes in love) et encore d'autres noms qui me sont vaguement familiés. Le prix de 14,95$ sera utilisé pour soutenir différentes causes.

My inner bimbo de Sam Keith (scénario et dessin), Josh Hagler (dessin) et Leigh Dragoon (dessin) (Oni Press)
Le seul nom de Sam Keith (The Maxx, Four Women ...) suffit a justifier l'achat d'un comics. Un nombre incalculable d'auteurs ont tentés d'avoir une approche "psychologique" pour densifier leur personnages de papiers mais peut y arrivent aussi bien que Keith dont la formation de psychologue et l'incalculable talent en font un des auteurs les plus honteusement ignorés de la décennie. Seul un groupe de fans fidèles semblent être responsable de sa survie et de sa publication chez DC autant que chez Image, Marvel ou Oni Press. Il n'y a pourtant besoin que de feuilleter ce volume pour voir que rien que les illustrations et le découpages justifie amplement l'achat. 19,95$ de bien investis.

Hitman - A rage in Arkham (DC Comics) 2009


Tout les personnages mémorables crées par Garth Ennis (Preacher, the Boys ...) sont des bad ass. Tommy Monoghan, assassin de profession, tue et jure toutes les deux cases et n'exprime aucun remord. Publié chez DC Comics et non sous l'emblème Vertigo pourtant réservé aux séries adultes, Hitman est une anomalie, même dans le paysage de Gotham City où Tommy exerce sa profession de tueur à gage.

Batman n'aime pas son attitude, ni ses manières mais Monoghan s'en bas les couilles et se moque de lui constamment. Un comble dans les rues de Gotham où l'ombre seul de la chauve souris suffit a faire déguerpir les criminels. Peut être est ce parce que Tommy Monoghan, aka Hitman, peut lire les pensées et a des rayons X dans les yeux ou tout simplement car il est née avec le majeur perpétuellement levé.

John McCrea durcit même le personnage grâce a un trait anguleux et une tendance maladive a dessiner tout les personnages avec une carrure de joueur de football américain. L'impertinence et la violence ne font cependant pas le charme de la série. La visite d'un univers parallèle à celui des héros et peuplé de criminels normaux confrontés à des fous dangereux est ce qui rend Hitman si riche et dépaysant dans tout le catalogue DC Comics.

Bien avant le label Marvel Knight, Ennis et McCrea prenne possession de la ville de Gotham City et vont plus loin que l'univers de Bruce Wayne / Batman pour faire connaissance avec la pègre et les pires têtes brulés que la terre ait portés. Violent et explosifs, Hitman continue d'être toujours aussi frais plus de dix ans après sa publication. DC a interêt a réédité toute la série et ne pas s'interrompre en cours de route comme il l'avait fait auparavant. Hitman mérite largement d'être lut et relut encore aujourd'hui.

Les débuts de Tommy Monoghan dans l'univers DC sont aussi les premiers pas de Ennis et de McCrea chez l'éditeur où il balance des coups de pieds dans tout les sens pour asseoir leur identité. Les personnages servent leur univers et pas l'inverse. Etrigan se fout de la gueule d'un gros type. Batman est ridiculisé par Hitman. Tommy Monoghan tire, tire et tire encore sans jamais louper sa cible. Les débuts d'un anti héros bien plus crédibles que le Punisher est d'un univers des plus hauts en couleurs, même en comparaison avec le reste des séries écrites par Garth Ennis durant sa carrière.

Monday, June 22, 2009

Anthony Bourdain - Kitchen confidential (Adventures in the culinary underbelly) (Bloomsbury PBK)


La vie d'Anthony Bourdain, avant d'être celle d'un chef renommé pour ses émissions culinaire, fut constitué d'aventures variés fait de gloire éphémère ou de déconvenue magistrale. Le cuisinier écrit donc son autobiographie sans laisser de coté un seul aspect de sa vie à travers les cuisines du monde entier. De ses débuts jusqu'à son ascension, il nous fait découvrir la vie dans les cuisines et au sein d'un groupe de cuisinier. La drogue, les insultes, le sexe et la bouffe. La bouffe, la bouffe, la bouffe. Anthony Bourdain aime la bouffe et la vie comme une religion. Elle gouverne tout et sa femme même semble s'en accommoder quand il raconte que dès le réveil il se met a penser a son restaurant en ignorant parfois ce qu'elle peut lui dire. Cependant, Bourdain ne se cache pas derrière sa réputation pour apprendre a ses lecteurs la vie derrière les fourneaux. Quand il dévoile sa vie, il ne cache pas qu'il parle de son expérience. Ainsi, après nous avoir conté des centaines d'anecdotes de folies et d'excès, celui ci finit son livre en parlant d'un cuisinier qu'il considère comme beaucoup plus talentueux que lui et dont la vie fut en tout point différente a la sienne. Une manière de dire : la vie dans une cuisine peut être ainsi ou totalement différente, ne vous fiez pas qu'a moi et faites vous votre propre idée ! Son style n'est pas pompeux, il ne se perd dans des descriptions que pour nous enivrer. Ses chapitres sont pour la plupart des articles de journaux concis et efficaces où l'auteur concentre donc une bonne somme d'information sans s'épandre trop sur le superflu. Le fil d'Ariane de ce recueil est donc sa vie et sa passion pour la cuisine. L'amour de la bouffe, l'amour des saveurs et des sensations. Vous ne cuisinerez plus de la même manière !

Sunday, June 21, 2009

Marshall McLuhan - Understanding media (Routledge Classics)


La nuance entre avoir lu et avoir compris ne s'est jamais fait autant sentir qu'à l'issu de ce volume. Marshall McLuhan est un prophète dont chaque parole offre un regard nouveau sur des phénomènes que l'on pense avoir compris et intériorisé. L'introduction de McLuhan où il explique qu'un éditeur craignait que son livre ne se vendent pas car son contenu est à 80% neuf continue d'être vrai. Les idées de McLuhan ont bien sur trouver leur échos depuis mais la prose de l'auteur est toujours aussi saisissante dans sa manière nonchalante de disséquer notre société avec la facilité d'un chirurgien aguerri. Chaque chapitre est consacré à une notion (argent, habillement ...) ou à une invention (télévision, téléphone ...). Sont analysés les origines, les circonstances de leur création, leur impact et en quoi elles ont modifiés notre manière de vivre. L'originalité de McLuhan est de ne pas prendre pour acquis une notion mais de l'expliquer en créant un lien avec notre société. McLuhan comprend la société de l'intérieur et l'explique avec le regard extérieur de quelqu'un qui semble capable de s'élever au dessus de toutes les influences ou, tout du moins, de comprendre chaque implication de ses propres actions. Ses affirmations sont accompagnés de citations venant de personnalités aussi diverses que des journalistes ou Marylin Monroe afin de mettre en perspective chacune de ses déductions. J'ai d'ailleurs beaucoup de mal a imaginer comment ce livre pourrait être traduit sans que la richesse du langage et les références de l'auteur ne perdent de leur force. J'encourage donc chacun a lire ce livre dans une version originale. Pour cela, frotter vous d'abord à ses apparitions télévisés et décider ensuite par vous même si vous souhaitez découvrir avec un nouveau regard le monde en compagnie de Marshall McLuhan.

Marshall McLuhan interviewé à propos du débat télévisé entre Carter et Ford
http://www.youtube.com/watch?v=ZF8jej3j5vA

Generation Kill de Evan Wright (Berkley Caliber)


Maintenant adapté à la télévision par les créateurs de The Wire, la meilleure série télévisé qu'HBO ait jamais diffusé, Generation Kill est avant tout le récit d'une ballade en Irak en compagnie de deux régiments de l'armée américaine racontée par un journaliste aux accents Hunter S Thompsonien pour ce qui est de la franchise et de l'attention au détail. Evan Wright ne dépeint pas ses compagnons d'une tournée sur le territoire irakien comme des gamins innocent mais comme des adultes venus retrouver un peu de leur adolescence et perdre le peu d'illusion qui leur restait. A l'époque où se déroulent les faits, je me souvient que les premières manifestations voyaient des troupeaux scander des phrases comme "No blood for oil !". Pas de sang pour le pétrole. Pensez vous que les innocents soldats ne soient pas au courant de tout cela ? Pourquoi voudriez vous qu'il se soit engagé dans l'armée si ce n'est pas pour défendre leur pays et surtout porter un gros flingue et faire comme dans les films. Tous n'ont pas des raisons aussi simple bien sur mais au fond de chacun il y a ce plaisir du gros flingue que la série Spaced définit comme étant inhérent au caractère masculin. L'histoire ne s'arrête pas là et le but n'est pas de peindre le portrait psychologique de chacun mais de dire, franchement, ce que c'est de venir en Irak pour libérer le peuple du joug de Sadam Hussein. On est accueilli par les flingues des résistants à l'envahisseur américain et par les bras tendus des habitants heureux de les voir. Tous habillés de la même manière. Tous parlant la même langue. La tension, les sourires, la peur et l'incompétence des dirigeants se mêlent dans des moments glorieux et d'autre beaucoup moins. Bref, un regard vrai et honnête sur deux bataillon de soldats et une occasion de reconsidérer l'armée et ses hommes grâce a la vision extérieur d'un journaliste venu raconter ce qui se passe à l'intérieur.

Sunday, June 14, 2009

Dogra Magra de Yumeno Kyusaku (édition Picquier)


Ce blog est normalement uniquement consacré aux comics mais j'ai décidé de faire une entorse à mon propre règlement pour parler d'un roman exceptionnel que j'ai fini de lire aujourd'hui.

Introduire un livre par plusieurs pages d'éloges est extrêmement risqué. D'autant plus quand ces même éloges s'alourdissent de lourdes menaces sur la capacité du scénario a transcender les genres et mener le lecteur en bourrique. Le lecteur a donc comme réflexe d'être pris au défit et de trouver le moyen de faire mentir l'auteur de l'introduction. Me rendant moi même coupable de ce pêché, je tiens donc a vous faire comprendre que Dogra Magra n'est certainement pas un livre dont l'intrigue se découvre aisement. Le but n'est de toute manière pas de deviner l'identité du tueur avant le héros mais de se laisser prendre au jeu de l'auteur en se perdant les dédales de son univers perdus dans l'enfer des fous.

Le protagoniste lui-même est déjà perdu dans cet enfer. Dans un hôpital psychiatrique, il se réveille sans aucun souvenir de sa propre identité. Lavé, habillé et confronté a de nombreux éléments de sa vie passé, un medecin tente de l'aider a lui faire revenir à la mémoire sa vie et son identité. Rien n'y fait. Il est donc invité a découvrir un manifeste. Ce manifeste, écrit par un professeur qui s'est suicidé il y a un mois et composé de nombreux éléments différents. Un chant récité à travers le pays sur l'enfer que vivent les malades mentaux , des interviews donné à la presse, son mémoire de fin d'étude qui fut sujet a un grande controverse et enfin, les circonstances d'un meurtre mystérieux que ce même professeur compte résoudre grâce a sa théorie psychiatrique de l'hérédité psychologique.

Confus ? Vous le serez. On se perd aisément dans les huit cent pages de ce roman. La vie et la logique des fous suinte de ces pages et vous contamine comme un virus pour que vous même vous perdiez tout repère et toute logique. Rien n'est simple alors que pourtant est évident. La vérité est dans les premières pages, caché au détour d'une phrase. L'introduction le promet, je me joint à celle-ci tout en sachant que vous vous perdrez vous aussi. La seule solution est de ne pas lire ce roman. Perdre l'occasion de perdre la raison. Serez-vous assez fou pour commettre un tel acte ?

Saturday, June 13, 2009

Transhuman de Jonathan Hickman et Jim Ringuet (Image Comics)


Dans son introduction, un professeur exprime sa désaprobation vis à vis du contenu scientifique de ce comics. Il a raison. Transhuman est un comics de science fiction qui se sert d'une aberrante pseudo réalité scientifique emprunté aux comics de super héros pour raconter l'histoire de deux compagnies.

Il faut y voir dans cette manoeuvre la marque de la vie de Jonathan Hickman qui pendant dix ans entre sa tentative de rentrer dans le monde du comics et son entrée fracassante pour les quelques acheteurs qui eurent la bonne idée d'investir dans The Nigthly News travailla dans la publicité. Il est donc beaucoup plus familié du fonctionnement d'une entreprise que d'un laboratoire.

Transhuman est donc un reportage fictif situé dans le futur. Le narrateur est le présentateur d'une émission où sont interviewés toutes les acteurs de la révolution transhumaines où l'humanité découvrit comment modifier son corps et obtenir des capacités dépassant l'imagination de toute personne n'ayant jamais lut un seul comics des X-Mens. De nombreuses références sont faites aux mutants du professeur Xavier tout au long de l'histoire.

Un clin d'oeil à WE3 de Grant Morrison et Frank Quitely apparait l'espace d'une case. L'influence principale de Hickman n'est cependant pas Morrison mais Warren Ellis. L'histoire qui nous est raconté peut être mis en parallèle, d'un point de vue narratif, avec Orbiter de ce même Ellis avec toutefois l'ajout d'un regard beaucoup plus cynique où Jonathan Hickman reste fidèle au style qu'il a développé dans The Nightly News.

Le retournement finale en guise de conclusion est d'ailleurs une technique qu'il a utilisé précédemment dans ce même comics. Je ne reprocherais cependant pas à l'auteur d'avoir un style. Ce que je tiens par contre a pointer du doigt est le nombre d'excellentes idées qui sont disséminés dans ces pages sans que le récit ne décolle vraiment.

Le format reportage procure au lecteur un regard extérieur qui ne permet pas de s'investir complètement dans l'histoire de la même manière que The Nigthly News où l'on vivait les retournements par l'intermédiaire d'un héros et non d'un narrateur froid et distant. De plus, les illustrations sont confis à un inconnu, Jim Ringuet, qui, quoi que compétent, possède un trait anguleux et sale entre le D'Israeli de Lazarus Churchyard (en compagnie de Warren Ellis) et Ted McKeever.

Efficace pour des plans fixes mais dénué de l'inventivité visuelle qui m'avait fait me saisir de The Nightly news alors que je ne connaissais pratiquement de l'histoire et de son auteur. Transhuman est une moitié de déception en comparaison avec son prédécesseur tout en offrant suffisamment de bonnes idées pour faire de ce reportage futuristo économique une histoire cynique et complète sur un avenir dont l'humanité peut tirer quelque leçon.

Thursday, June 04, 2009

Batman & Robin #01 (DC Comics) Juin 2009


Batman est mort ! Longue vie à Batman ! Vous ne pourrez jamais laisser pour mort un bon super héros sans que quelqu'un ne se ramène avec un appareil pour le faire revenir dans le numéro suivant. Une petite histoire et voilà que Batman réapparait sous les doigts de l'homme qui a orchestré son décès en grande pompe. Grant Morrison, auteur écossais ultra talentueux auteur de nombreuses histoires mélangeant punk / psychanalyse et dadaïsme dans la plus grande folie hallucinatoire (The Filth, The Invisibles, Seaguy ...) joue avec l'univers DC (Superman, Batman, Green Lantern ...) et réécrit les mythes. Après s'être attaqué à Superman dans une série en douze numéros que l'on célèbre déjà comme un nouveau classique de la trempe de Watchemn, le voici sur une série régulière sobrement appelé Batman & Robin. Même équipe que pour Superman et Flex Mentallo, prenez un Morrison, ajoutez un Frank Quitely et attendez vous a être décalquer avec un sourire au livre en l'espace de 24 pages. Point de réinvention, les anglais reprennent juste tout ce qui a fait le succès de la série. Le caractère difficile du personnage, son intelligence et sa précision, sa grâce et sa force face à l'ennemi. Sauf que ... Batman est vraiment mort. Il s'agit en fait d'un ancien Robin, devenu Nightwing (les super héros et leurs histoires épiques rivalisant avec les dieux grecs) derrière le masque en cuir noir. Le petit Robin ? Le fils caché de Batman dont l'existence lui avait été révélé par sa mère, la fille de Ras Al Ghul (le méchant du premier film de Christopher Nolan et accessoirement vieux grands méchants récurent dans le comics). Pas besoin par contre de connaître toute l'histoire des personnages depuis ces dix dernières années. Si vous avez vu les films, vous saurez de qui on parle. Commissaire Gordon ? Bat signal ? Batman & Robin ? Si vous avez aimé les films, la vielle série des années 60 et /ou le dessin animé alors vous allez dévorez les pages en moins de deux ! Morrison & Quitely complotent, visent et marquent une nouvelle fois.

Sunday, January 11, 2009

Mike Huddleston - Who ?

En interrogeant la relation entre l'esprit et le corps, Descartes mis sur le doigt sur un sujet qui lança la philosophie et plus tard la neurobiologie sur de nombreuses autres questions. Depuis, la question s'est déplacé en découvrant que le lien de cause à effet n'était pas aussi évident que le pensait le philosophe (voir "L'homme qui prenait sa femme pour un carton a chapeau" de Oliver Sacks) mais elle reste d'actualité ailleurs.

Ainsi, le zombie ne pense pas mais existe toujours. Est il pour autant un être humain ? Le héros de Deep Sleeper, piégé par les rêves qui hante ses nuits, n'en perd pas pour autant son essence quand il découvre la route qui le mène vers l'univers des rêves mais y perd le contrôle de son propre corps. Sous la forme d'une entité mi spirituel, mi fantasmatique, il devra alors partir à la reconquête de son propre corps, de sa vie et du plus important, sa famille.

Deep Sleeper, scénarisé par Phil Hester et illustré par le brillant Mike Huddleston, fil conducteur de ces trois histoires, y conte un récit d'aventure où se confronte le corps et l'esprit pour la conquête de l'identité. L'histoire écrite par Phil Hester prend vie sous la plume de Mike Huddleston dont le trait souple et le mariage du noir et du blanc rend à la fois réel le monde dans lequel évolue le corps du héros ainsi que celui où son esprit passe ses nuits. L'imagination du scénariste et de son héros écrivain prenne forme avec autant de forces que les mots. Indiscociable, cette histoire n'aurait pas eu la même vitalité si elle avait été laissé sous la forme d'un roman, laissant le lecteur le loisir de créer son propre monde mais sans profiter du talent d'Huddleston. Autant capable de donner vie aux rêves qu'aux êtres humain, son style donne du volume aux êtres et aux objets, plongeant le lecteur dans la page. Pourtant encore jeune, les deux auteurs mèlent leur inspiration avec une maitrise de la narration et des idées. L'oeil n'est donc jamais perdu malgré les nombreuses variations de structures du récit.

Cette maitrise se retrouvait déjà dans The Coffin (Sarcophage en français), première collaboration entre Phil Hester et Huddleston. Moins aéré et surtout beaucoup plus sombre, le volume présentait par l'éditeur français comme une relecture du mythe de Frankenstein prend en fait au pied de la lettre la réflexion de Descartes. La pensée, ou plutôt l'âme, d'un scientifique se retrouve enfermé dans une corps mécanique. Privé de son enveloppe charnelle, l'homme va alors se rendre compte de ce qu'il a perdu durant toute sa vie et entreprendre de réparer ses erreurs. La mort est alors vécu comme un deuxième départ. Départ que tente d'éviter le milliardaire qui avait financé ses recherches et le pourchasse alors par tout les moyens afin d'avoir lui aussi la chance de continuer a vivre dans une enveloppe moins fragile.

La problématique est ici inversé. Comment vivre quand on a plus de corps ? Plus sombre et plus violent que Deep Sleeper, The Coffin ne manque pas pour autant de profondeur. L'influence Mike Mignola (Hellboy) et de Katsuhiro Otomo (Akira) y est visible mais n'en fait pas pour autant perdre en originalité au récit. Bien plus qu'une simple adaptation futuriste de Frankenstein, la création de Hester et de Huddleston se place dans la continuité de l'adaptation en film animé du chef d'oeuvre de Ghost in the Shell de Masamune Shirow par Mamuro Oshi et fait découvrir a un homme ayant pris les traits d'un assemblage mécanique ce qu'est l'humanité. Bien que l'histoire laisse en suspend quelque questions, on sort de cette histoire, de même que de Deep Sleeper, avec l'impression d'avoir vécu au coté de ses protagonistes. Les répliques sont naturelles pour ces personnages de papier prenant vie par la magie des cases.

Enfin, le récit le plus récent qu'a illustré pour l'heure Huddleston se nomme Mnemovore et a été conçu en compagnie de Hans Rodionoff et Ray Fawkes pour le scénario. La thématique de la perte d'identité se prolonge pourtant dans le combat que mène une jeune skieuse amnésique pour découvrir qui il est, prise entre les désirs de ses proches de "réécrire" sa personnalité et l'appétit d'une créature se nourissant des souvenirs cherchant à l'éliminer de l'esprit de chacun. Plus long et pourtant moins dense que les deux histoires précédentes, Mnemovore n'est pas pour autant une oeuvre raté mais juste moins complète que l'univers complexe crée par les scénarios de Phil Hester où la plupart des personnages deviennent attachant et vivant par l'expression de leur volonté a vouloir tirer la couverture du scénario sur eux. II y aurait par exemple beaucoup à dire sur la vie du milliardaire fou de The Coffin ou celle des deux samurais de Deep Sleeper. Mnemovore par contre se divise entre deux personnages dont seule la jeune Kaley Markowic ressort vraiment.

De plus, la coloration des planches de Huddleston fait perdre l'ambiance particulière que ses deux récits précédents, tout les deux noirs en blanc, gagnait par la richesse du contraste entre la lumière et l'obscurité. Cependant, en prenant autant d'espace, l'héroïne n'en est pas moins attachante et son combat pas moins prenant. La question de l'identité y est traité d'une manière plus réaliste avec toujours une contre partie fantastique et horrifique prenant la forme de monstres tentaculaire bien moins effrayant que l'idée même de ne plus rien évoquer aux yeux de ses proches.

Je pense et je suis. Je pense donc je suis. Je pense donc je suis mais qui suis je dans l'esprit des autres. Trois questions qui nous amène a des questions beaucoup plus effrayantes que les monstres qui hantaient le dessous de nos lits. Qui sommes nous et pourquoi vivons nous. Les oeuvres qu'illustrent Huddleston ne sont pas de simples histoires visant a faire sursauter ou choquer mais marque et interroge le lecteur comme se doit de faire tout bon récit fantastique. Que sais ton de soi même et des autres ? Bien que dessinateur et non auteur des mots qui sortent de la bouche de ses créations, Mike Huddleston n'en est pas moins le créateur dont le talent est un ingrédient essentiel à la vie de ses histoires. Sans son crayon, les visages des personnages de Mnemovore ou de Deep Sleeper ne nous apparaitrait pas comme des personnages aussi humains et sympathique. Leur combat n'aurait pas le même intérêt et les mots qui sortent de leur bouche par des bulles resteraient des mots dénué de vie. Paradoxale pour de simples dessins mais essentiel quand il s'agit de bande dessinés. Aujourd'hui encore très peu connu, Mike Huddleston gagne a recevoir tout l'attention qu'une jeune talent aussi prometteur et riche peut délivrer au monde de la bande dessinée.

Saturday, January 03, 2009

Batman - Knightfall vol. 1 et 2

Chaque mois des comics paraissent mettant en scène différents personnages. Les plus populaires, Spiderman ou Batman, par exemple, ont un lectorat tellement conséquent qu'ils peuvent se permettre d'avoir plusieurs séries paraissant durant le même mois. C'est cela être un star, on a un agenda blindé et ont doit presque venir à se dédoubler pour combler les attentes de tout le monde.

Batman apparait donc tout les mois dans trois séries régulière et d'autres a durée limité. Un petit monde complexe qui rebute bien souvent les lecteurs étrangers à cet univers. Ainsi donc, quand un grand événement débarque dans la série, il s'étale sur plusieurs numéros de toutes les séries dans lesquels apparaissent Batman ou concernant Gotham City, sa ville d'origine (ce qui fait que les séries de Catwoman, Nightwing, Robin y passent aussi).

Le joyeux événement qui pris place dans plusieurs mois de comics de Batman en 1993 fut donc Knightfall, une histoire où le chevalier noir affronte un nouveau génie du crime, Bane, dont le but est de le tuer. Original, non ? Ce nouveau gros méchant est donc très intelligent et très musclé. Accompagné de trois acolytes il met au point un plan génial consistant a voler une grosse cargaison d'armes à feu diverse et varié et de se servir d'une lance roquette pour faire exploser la cellule du Joker dans l'asile d'Arkham (là où sont enfermés tout les criminels fou et les malades mentaux du coin) et provoquer une insurrection. Les services de police sont alors débordés par le ras de marée humain de fou et laissent donc partir dans tout Gotham City ces criminels dangereux qui vont, chacun dans leur coin, ou ensemble, préparer des plans comme tout bon criminels maniaque et dangereux qu'ils sont.

C'est donc au tour de Batman d'intervenir pour ramener tout le monde au bercail. Sauf que, le chevalier noir est alors affaibli par des combats incessants et ne cesse de repousser ses propres limites, refusant l'aide de quiconque pour l'aider dans sa quête. Il affronte donc seul des fous dangereux de toute sorte dans le premier volume de Knightfall jusqu'à sa confrontation avec Bane qui le laissera entre la vie et la mort. Or, bien que personne n'oserait imaginer que Batman puisse réellement mourir, sa progression au frontière de la fatigue et au delà de ses limites physique est très bien retranscrites. Les cases montrant à la fin le visage de Bruce Wayne appeuré par Bane car il prend conscience de l'issu du combat qui va suivre sont poignantes. Le visage décomposé de Wayne est inhabituel pour un personnage aussi froid que Batman mais le trajet parcouru rendent les marques de fatigues sur son visage d'autant plus réel. Pour une fois la durée de l'événement est justifié par l'ampleur de la tâche : briser un héros au plus profond de lui même, de sa fierté de héros invaincu, grâce à une menace aussi brutale que ridicule.

Les 268 pages de ce premier volume sont les plus intéressantes des deux tomes regroupant la saga Knightfall. Le deuxième volume se focalise ensuite sur la reconquête de Gotham par les alliés de Batman. Brisé et près de perdre l'usage de ses jambes, Bruce Wayne / Batman doit son salut à Alfred, son fidèle majordome et Robin. Ce duo va donc récupérer inextremis le corps de Batman jeté dans une des rues de Gotham par Bane pour marquer le début de son régne et le ramener dans sa cave secrète pour le soigner loin des caméras. La vague de criminalité s'amplifie alors et c'est au tour de Jean Paul Valley, un personnage introduit l'année précédente dans l'univers de Batman, de reprendre le flambeau. Eduqué par une obscure secte, le caractère de Valley est beaucoup plus violent et dénué de la moralité qui fait de Batman le héros qu'il est. Sous le costume du chevalier noir, Valley va toutefois reprendre Gotham City des mains de Bane et finir par le briser à son tour une fois équipé d'une armure cybernétique qu'il s'est conçu lui même grâce a des ordres laissés par cette fameuse secte.

Ce deuxième volume fait donc la part belle aux personnages entourant Batman tels quel Robin, Azrael ou Anarky, personnage mal dégrossis qui a un second rôle dan tout ce chaos. Ce dernier apporte d'ailleurs l'aspect le plus risible des deux volumes grâce a deux détails : il réussit a débarrasser un jeune garçon de l'emprise hypnotique de l'Epouvantail (dont le plan machiavélique est par contre très bien trouvé) grâce a une pièce portant le symbole de l'anarchie. Est ce là un pouvoir insoupçonné du personnage ou de l'idéologie anarchique en elle même ? Puis, quelque pages plus loin, il déclare sérieusement ne peut arriver à lire les lèvres de l'Epouvantail à travers son masque. On ne s'en serait pas douter ... Ce personnage mis à part, les aventures contés dans ces deux volumes restent des plus honnêtes grâce a une galerie de maniaque aux manigances réellement effrayantes ou juste complètement folle (comme les aventures du Ventriloque pour récupérer le pantin qui lui sert de "patron") en parfait accord avec le chaos mental de ces ennemis tous plus dérangés les uns que les autres.

La cohérence générale de l'histoire est aussi surprenante pour un événement aussi long demandant une forte coordination entre les deux scénaristes traitant de la première auquel s'ajoute deux autres nom pour le deuxième volume de Knightfall. Au final, c'est le premier volume qui remporte haut la main le prix de l'histoire la plus prenante mais, le deux volume mérite tout de même d'être lut rien que pour l'histoire opposant Azrael sous le costume de Batman à l'Epouvantail déterminé à devenir le nouveau dieu de la peur. De quoi ravir tout ceux qui se sont découvert une passion pour le justicier de Gotham City par les films de Christopher Nolan.