Thursday, April 12, 2007

War Story - Garth Ennis & Carlos Ezquerra


Ce que nous apprend "Condors" est une vérité qui devrait être inscrit en introduction de toute les livres d'histoire. Si les leaders qui décident des guerres agissent pour des raisons grandioses ou des idéaux politiques, ceux qui les suivent ne le font pas pour autant pour les mêmes raisons. Quatre homme dans un trou au millieu d'un champ de bataille. La poudre envahit l'atmosphère et efface assez les différences pour que chacun, malgrès qu'ils viennent tous d'un camp différent et fatalement adverse, signe une trève le temps que la pluie de balles se taisent. Chacun a leur tour, ils racontent leur vie et leur raisons d'être présent dans cette bon dieu de guerre. L'allemand a vécu la pauvreté et a choisit l'armée pour en réchapper. L'anglais est socialiste et combat en pensant a la possiblité d'un avenir meilleur ou chacun serait égaux. L'irlandais quant à lui a préféré le camp de fascistes car il aspire a l'indépendance de son pays, loin de l'Angleterre. Tous agissent par idéalisme ou car la vie ne leur a donné pas d'autres choix. Mais aux yeux du quatrième, tous sont coupable et aucun ne méritent d'être excusés pour avoir tuer. Car il a vécu Guernica. Il a vu les femmes et les enfants s'écrouler devant lui, leur cadavre pilloné par la pluie de bombe des avions allemand venu s'entrainer en Espagne. La guerre n'a pas de sens. Aucune idée ne peut la relativiser et s'affronter en pensant trouver la paix en en sortant est pur illusion.

Garth Ennis, pourtant habitué a un humour noir et cynique, peint une vision de la guerre qui ne laisse filtrer aucune lumière, même filtré par un peu d'ironie. La chape de plomb qui entoure cette histoire est retranscrite page par page par le trait dur et noir de Carlos Ezquerra, familié des scènes de batailles sanglante et sans merci comme on a put le voir les dessiner dans Bloody mary au coté du même scénariste. Les personnages vivent en dehors de la page en s'inscrivant dans un contexte historique connus de tous mais en donnant aussi une vision différente de ce conflit. Par les yeux de ces hommes, chacun pris dans sa propre vision de la vie et du conflit, les raisons de faire la guerre deviennent plus floue. L'idéalisme part au fond du lac et rien ne le fera remonter a la surface une fois la guerre finis car, comme le dit si bien le quatrième homme, tant que les hommes ne souffriront pas equitablement quand il blesseront un de leur semblable, aucun ne comprendra réellement ce que c'est de tuer et de faire souffrir son prochain. Assurement le travail le plus réaliste de Garth Ennis et aussi un des moins drôle, Condors est une histoire pleine d'humanité. Quatre homme, égaux devant les balles, mis a nu jusqu'a ce qu'il ne leur reste plus que leur jambes pour s'enfuir et se cacher des autres. Sur, Ennis est radical dans son discours, mais il est loin d'avoir tort. Et a l'instar du grand Bill Hicks, que l'on soit ou non en accord avec lui, il donne matière a reflexion. Car aucune idée n'est supérieur a une autre. Et aucune idéal ne pourra décider pour toute l'humanité tant que l'on opressera l'un pour le bonheur de l'autre.

Wednesday, April 11, 2007

Maximum Carnage - Part 9 à 14


Conclusion de la saga Carnage et fin des tourments du lecteur pour un final encore plus nanard, le mot est laché, que le reste de la série. La violence de l'affrontement entre l'équipe bigarré de Spiderman arrive a sa conclusion la plus logique puisque Spiderman et Firestar se retrouvent seul comme garant d'un peu de moral super héroique face a la logique du pire des autres membres de leur équipe. Le tisseur laisse entendre que Cloak serait aussi de leur coté mais le scénariste ne lui laisse pas l'occasion de parler. Et de toute manière, vu la qualité des dialogues, c'est un vrai miracle qu'il limite peut être un peu les dégats. Les personnages par contre morflent comme jamais et bien que FireStar en arrive presque a assainer un coup décisif à Carnage en suivant le conseil de Venom en tentant de l'immoler par le feu, elle tient a ses ideaux et ne finit pas le travail. Qu'a cela ne tienne, le reste de l'équipe se barre et le couple Spiderman / FireStar rencontre Captain America qui revient de mission. Au moins, on prend le temps de justifier son inactivité jusqu'a présent, cela fait un point du scénario qui parait moins bancale que le reste. Un autre élément expliqué est l'excès de violence chez les habitants de New York. En effet, cette attitude beliqueuse sérait due a Shriek qui exercerait son pouvoir grâce à l'aide de la folie et la haine de Carnage.

C'est bien beau tout cela mais ce n'était marqué nulle part sur son CV et l'excuse fait un peu figure de tour de passe passe. Mais le plus ridicule est à venir. Car bientot les trois héros sont rejoint par Iron Fist et Deathlock pour partir en quête de l'enemi. Une heure de rendez vous est fixé histoire de se préparer un peu au lieu de foncer tête baissé. Pendant ce temps là, Black Cat, Venom et Morbius continue de courir comme des dératés vers la bande au rigolo au symbiote rouge pour continuer a se manger des gnons mais aussi rencontrer un pathétique clone de Spawn, Nightwatch. Tout dans le design de ce personnage ou dans son pouvoir, une cape lui permettant de voler et doté d'une vie propre, rappelle la création de Todd McFarlane et il n'est finalement pas trop étonnant de voir ce genre de personnage déboulé quand on songe que ce scénario est reminiscent de l'orientation plus sombre qu'avait pris le tisseur entre les mains du dessinateur canadien. Sauf que, malgrès tout ces défauts, Mc Farlane restait tout de même un peu plus mesuré et sortait des histoires cohérentes. Là, c'est encore le grand n'importe quoi. En effet, une fois l'équipe de héros costumé mené par Spiderman et Captain America arrivé sur les lieux de la bataille, leur rencontre avec le public déchainé et possédé par le flux négatif de Shriek donne lieu a deux pages d'anthologie où chaque héros du groupe rencontre un civil et lui rend la paix de l'esprit. Si vous pensiez avoir quitté la symbolique religieuse quelques instants, la revoilà sous la forme d'un rouleau compresseur. Rire garantis.

Je me permet d'ailleurs de citer deux passages de ce grand moment de bravour. Alors que FireStar vient d'intervenir pour empecher deux hommes de violer une femme, les males reprennent leur esprit et présentent leurs excuses à la femme :
Homme 1 : Oh geez, she's right, what are we doing ?
Homme 2 : I'm an accountant, not a ...
Homme 1 : Can you ever forgive us ? (en regardant la femme)
Femme : Yes, yes I can.
Le pouvoir de la redemption en grande pompe avec une Firestar englobé d'un halo de lumière qui pourrait la faire passer pour une doublure du saint esprit. Et un peu plus loin, dans le même registre, c'est Iron Fist qui joue le rôle d'un apotre en s'adressant a un jeune karateka noir qui s'appretait a agresser quelqu'un :
Iron Fist : Martial art should honor their master, using them for vengeance brings not victory ... but shame.
Karateka : Your word cleanse my spirit, sensei. I apologize.
Le rapprochement avec les figures bibliques atteint son apogée deux numéros suivant quand Dagger réapparait pour apporter la redemption a sa meurtrière. Tel la vierge marie, la blondasse habillé en blanc et au torse orné d'une dague / croix chretienne entouré de lumière s'agenouille auprès de Shriek et tente de la purifier du mal qui le tourmente. Elle echoue, mais rend du courage à Spiderman qui se prépare a affronter l'énemi seul.

En effet, tout le monde se tire pour aller chercher une arme qui pourrait mettre fin a la folie de la bande à Carnage et c'est un tisseur en solo qui affronte les cinq démons. Pourquoi le laissez seul ? Avait on besoin d'être autant pour rapporter l'arme qui apporter une conclusion a tout cela. Sans doute en fin de compte car l'outil en question est tellement ridicule qu'il aura surement fallut toute la conviction du groupe de super héros pour que les scientifiques mettent au point en vitesse une arme aussi crétinne que : le projecteur de bonne pensé ! Car si la violence ne résoud rien et bien le bonheur et l'amour aura raison de leur folie ! Et c'est donc un Deathlok armé d'un gros canon projetant un rayon de lumière qui met fin au conflit. Ils sont donc tous a terre et tout le monde est heureux. Tous ? Non, un petit connard rouge contiue de resister encore et toujours à l'envahisseur et alors que tout le monde pense que Carnage est finalement mort, le voilà qui sort du lac ou se regarde Spiderman pour l'agresser encore une fois alors que Venom venait d'arriver juste derrière notre héros. Le dernier numéro de la saga est alors consacré a une course poursuite entre Carnage et Venom et Spiderman qui se conclue dans un cimetierre ou Carnage était venu deterrer le cerceuil de sa mère, la seule personne en qui il a eu confiance un jour. Comme c'est beau. Mais bon, toutes les bonnes choses ont une fois, et les mauvaises aussi, heureusement, et Venom finit par projetter Carnage dans un générateur electrique pour l'assomer définitivement. Quand le bien ne réussit pas a triompher du mal, l'électricité triomphe !

Que rajouter de plus a ce final éloquant de ringardise ? Tout d'abord que le découpage des cases dans un format très large permet aux scénariste de bouffer de la place un maximum avec les séquences d'actions pour combler les pages de chaque numéros. De nombreux évenements dynamisent les numéros, malgrès leur stupidité, mais on passe souvent d'un endroit a un autre sans trop comprendre ce qui se passe. Les gros plans sont aussi légions, surement afin de faciliter la tache aux dessinateurs incompétent responsable de ce désastre, mais aussi car le ton de l'histoire est très proche du soap opera et que c'est aussi un des grands élément propre au soap que de faire dans le gros plan. De plus, de nombreux dialogues, interieurs et extérieurs, sont passés a expliquer ce qui se déroule dans les cases afin d'expliciter le tout pour que le lecteur ne se paume pas trop. On le comprendrait aisément, sur quatorze numéros, même dispersés sur presque trois mois, il y aurait de quoi perdre son latin. D'autant plus que l'on doit rajouter a l'intrigue principal les problêmes de couple entre Mary Jane et Peter, puisque celle ci reproche a son super héros de mari de risquer sa peau continuellement en oubliant qu'elle se fait un sang d'encre constamment. Ajouté en plus le retour des parents de Peter, qui sont en fait, on le saura dans un autre saga, des illusions crée par le Chaméléon, et vous avez droit a un concentré de tout ce qui se fait de pire dans le comics de super héros.

Maximum Carnage - Part 5 à 8


Le massacre de l'intelligence continue a travers les pages de ces numéros où l'on assiste à toujours plus de scènes de batailles sans rime ni raison autre que celles de vouloir faire le bien. La couleur religieuse que prend l'histoire est inévitable tellement l'on tourne aux scènes apocalyptique où le monde se divise entre les bons et les méchants. Bien sur, les héros continuent de garder les pieds sur terre et s'interrogent sur cette violence grandissante et inexplicable mais partent au combat tout de même avec toujours plus d'alliés discutables comme l'arrivé du vampire Morbius dans leur rang. Quand on y regarde bien, ces quatres numéros n'offrent pas grand chose en matière d'évolution du scénario. On fait comme si les éléments principaux étaient posés et que tout ce qui pouvait suivre ne peut être que de la violence interromput par des discussions toujours aussi fascinante. Soit on discerte sur les effets de ses propres attaque, soit on les annonce avec grandiloquence, soit on enchaine les repliques débiles. A croire que tout ce qui peut constituer un numéro de Spiderman se résume a des répliques pseudo comique et a des tirs de toiles sur les murs pour balancer ses jambes sur la tête des adversaires.

Au rang des scènes les plus incohérentes nous retrouvons l'arrivée du groupe de Carnage dans une boite de nuit a bord d'une limousine dont ils sortent en sautant tous ensemble, comme des diables d'une boite a musique, en ouvrant les portes et sans l'endommager. La stupidité de cette scène sortirait presque du lot si elle n'était pas précédé par une cinquième partie presque integrallement consacré a des discussions entre les membres des deux équipes ou l'on voit des disensions se créer. Pour tous, la fin justifie les moyens, que ce soit chez Carnage ou chez Venom, et rien ne doit empecher leur but final de s'accomplir. Un raisonnement on ne peut plus discutable qui n'echappe pas a Peter Parker mais a laquelle il se résoud pour mettre fin à la violence débridé qui régne dans New York. Violence incroyable qui devrait forcer chacun a rester chez soi mais qui n'affecte pourtant pas l'ouverture d'une boite de nuit ou Mary Jane se rend pour danser, histoire de se changer les idées, alors qu'elle est pleinement consciente de la présence de Carnage dans la ville. Certes, New York est une grande ville, mais si le chaos régne dans les rues, autant se barricader chez sois, non ? Pas vraiment on dirait. De toute façon, les dizaines de morts représentés dans les pages n'empechent absolument pas Spiderman de balancer ses répliques de plus en plus débile, voir même de les penser, comme, lors de son arrivée dans la boite de nuit où le combat fait rage : "Carnage brings new meaning to the concept of sound bite".

Si je ne lisais pas ce comics sur mon ordinateur, je me serais effondré en pleurant. L'histoire évolue tout de même un peu dans le numéro 6 avec l'arrivée de Clarion dans les rangs de Carnage et de Deathlock pour les gentils même si ce dernier ne rejoint le groupe que virtuellement puisqu'il arrive à la rencontrer de Carnage and co tout seul et se ramasse donc une taule monumentale. "Spiderman et ses amis" se regroupent par contre et pendant que Cloak part chercher Firestar histoire d'avoir un membre du groupe capable de lancer du feu afin de blesser Carnage là ou ça fait mal, le reste du groupe pénétre illegalement chez les Fantastic Four, encore une fois partis en vacance intergalactique, pour récuperer une arme a ultrason qui avait arrété Venom et Carnage la dernière fois. Etant donné que l'on se trouve dans le numéro 8 de la saga et qu'il reste encore cinq bon dieu de numéro à lire, je ne vous cache pas que tout cela n'aura pas grand effet. New York est toujours a feu et a sang mais les seuls héros présent sur place sont pratiquement tous des seconds couteaux en dehors du tisseur. A croire que l'on voit là une autre illustration des 35H dans le monde du super héroïsme. Heureusement que d'honnête citoyens veillent pour protéger les leurs, comme ce brave Flash Thompson qui intervient pour sauver les parents de Peter Parker et Tante May d'un groupe de voleurs. Que Thompson soit à ce moment là en short et en tee shirt est assez logique, mais que le Molten Man, frère de la compagne du défunt Harry Obsborn, arrive ensuite à la rescousse en slip moulant est toujours aussi ridicule que l'ensemble de cette histoire.

Un peu plus loin, Iron Fist intervient pour libérer un Deathlok crucifié au millieu des flammes et on apprend que celui ci vient pratiquement d'être mis au courant de toute l'affaire par la télévision. Peut être aurait il dut passer la tête par la fenêtre plutot ? Mais bon, si un héros un peu plus cohérent que la minable Firestar ou Black Cat, la Catwoman du pauvre, intervient enfin, peut être que le conflit redeviendra un peu plus "normal" ? Le traitement des émotions et des pouvoirs est en plus extremement bancal et à ce stade l'histoire une révélation globale sur l'histoire tel que "mais ce n'était qu'un rêve enfin, ah ah ah" serait même louable pour extraire un peu de cohérence de toute cette mélasse. Mais bon, les scénaristes même se doutent bien que l'on ne vole pas haut et ils nous assènent même un jeu de mot en guise de titre pour la partie 8 de l'histoire "No more Mr Nice Venom" (en référence au "No more Mr Nice Guy" de David Lee Roth, ex. Van Halen). L'humour, comme le scénario, est tiré par les cheveux. Carnage ressent même le besoin de se justifier devant son groupe de criminels en racontant même une partie de son enfance, ce qui rentre en contradiction direct avec ce qu'il affirmait avec colère au Green Goblin maléfique en hurlant que leur combat ne devait pas avoir de raison et qu'il fallait causer le chaos sans réfléchir. Remarquez que pour un malade mental, c'est un peu normal de manquer de cohérence. Le plus fou est donc soit le lecteur, pour continuer à suivre tout cela, ou les scénaristes et les editeurs, pour avoir eu l'idée de publier ce machin.

Maximum Carnage part 1 à 4


Ayant abandonner la lecture des mensuels Strange à l'époque de la parution de cette saga, je n'avais pas put apprecié clairement du désastre au moment des faits. Ce que l'on m'avait relaté par la suite m'avait de toute manière dissuadé de chercher a lire cette histoire en 14 parties où Carnage, un tueur en série doté d'une variation du symbiote de Venom, déterminé a tué tout ce qui bouge, et Spiderman en particulié, s'alliait avec de nombreux criminels déments pour causer le chaos dans New York. La curiosité a enfin eu raison de moi et j'ai donc téléchargé l'intégralité des numéros de Spiderman pour découvrir enfin par moi même si il n'y avait rien a sauver dans tout ce fatras. Quatre numéros de lut, et pas de lueur d'espoir à l'horizon hormis la perspective de rire devant des dialogues plombés par un scénario sans aucune subtilité et une dynamique emotionelle dans l'enchainement des évenements qui fait plus que rappeler le découpage des épisodes de soap opera. Le toujours dispensable Mark Bagley est au rendez vous au dessin et ne montre aucun signe d'amélioration, surtout quand il s'agit de personnage exagéremment démoniaque aux contours physique mal définis. Car qui dit symbiote, dit bout de machins dans tout les sens. Et qui dit Bagley, dit personnages disproportionnés et absence de fond histoire d'aller plus vite.

Résumons l'action pour le moment. Carnage s'échappe de l'institut Ravencroft et part tuer tout le personnel avant de rencontrer Shriek, une pétasse habillé en noir et blanc capable de lancer des salves d'énergies, et de s'allier avec elle pour dénicher Spiderman. Pendant ce temps, Harry Obsorn, le fils du premier Green Goblin, devenu lui même le second Green Goblin après la mort présumé de son père, est recemment décédé et l'on retrouve un Peter Parker préoccupé par les conséquences de sa double vie de super héros sur sa vie personnel. Harry était son meilleur ami mais aussi son pire enemis sous l'identité de Spiderman. En rentrant chez eux, Mary Jane et Peter discutent et ce denier promet a sa compagne de ne pas revetir le costume de Spiderman pendant la semaine. Promesse qu'il brise bien sur deux pages plus loin une fois dehors quand il entend que Carnage s'est évadé et qu'il commence a causer les dommages habituels sur son passage, cadavre a la pelle avec supplement d'hémoglobine. Allez tous ensemble : Booo le vilain. Sur ce, les alliances commencent a se former et alors que Spiderman fait la rencontre du duo Cloak and Dagger lors de son premier combat, Carnage et Shriek trouve sur leur route, un peu avant cet évenement, pas moins que le clone démoniaque a six patte de Spiderman. Oui, il était encore vivant à l'époque, et oui, il était déjà ridicule a ce moment là. Rescapé de Infinite Wars où une grande pretresse quelconque avait crée, pour les raisons du cross over maison de l'année, des clones démoniaques de tout les héros majeurs, le seul rescapé du lot était resté sur Terre pour une raison quelconque qui avait surement du sens dans la tête des editeurs de l'époque mais qui a dut echapper a tout lecteurs raisonnablement intelligent.

Les confrontations s'enchainent et voilà que Dagger, la partenaire de Cloak, meurt tragiquement. Les vilains s'enfuient et Cloak pleurt la mort de sa dulcinée et crie vengeance. Mais alors, grand moment de bravoue de Spiderman présent sur les lieux, celui ci demande pratiquement à Cloak de ne pas en faire tout un plat ("Come on Cloak, take it easy") et pense intérieurement plus à ses cotes brisés. On reconnait bien les héros tout de même. De superbe dialogue vous disais je. Et un sens du drame hors du commun. Spiderman se casse donc pour retrouver Mary Jane qui lui passe un savon pour avoir risquer sa vie et se barre donc de chez eux après avoir trouvé une variation sur le thême de "l'homme caché dans le placard", Venom assez amoché qui déboule dans leur appart et que Peter récupère en vue de s'allier avec lui pour combattre le trio de criminels. On comprendra donc que Mary Jane prenne la poudre d'escampette et aille se cacher chez la tante May pour prendre du recul. De son coté, Peter part rejoindre son ex, Black Cat (quand je vous disais que l'on était en plein soap opera) et lui demande conseil pour ensuite repartir repartir en sa compagnie pour combattre avec un allié de plus. On a donc au final Spiderman, Black Cat, Venom et Cloak dans le cas des gentils tout pleins et Carnage, Shriek et le clone démoniaque de Spiderman (croyez moi, c'est encore plus débile à écrire qu'a lire) chez les gros méchants.

Le camp de la justice serait en surnombre par rapport aux enemis. Les scénaristes ne le permettront pas car, dans leur grande bonté, un quatrième lascard vient se rajouter a la trouppe de Carnage : le clone démoniaque du Green Goblin ! On continue de nager en plein nanard. Les faits sont déjà si éloquent qu'il n'est pratiquement pas necessaire d'expliquer le désastre pour comprendre que ces numéros seront parmis les plus désastreux que l'on aura à lire dans le cadre d'une série Spiderman. Mais le plus drole drôle c'est que même les personnages ne sont pas crédible dans leur propre rôle. Spiderman se questionne continuellement pour des raisons assez étrange. Par exemple à la fin de la quatrième partie, alors que Black Cat et Venom sont sous les décombres d'une immeuble, il se demande si il doit aller les sauver, alors que le lieu est en feu, ou pourchasser les criminels seuls. Ouh, qu'il est malin le bonhomme ! Dès son arrivé à l'aéroport de New York, Eddie Broke se transforme en Venom au sein même de l'aéroport en voyant un journal parlé de Carnage en criant "We have come back to make sure that this time ... YOU DIIIIIE". Si Venom avait fait partie d'un groupe de black metal, et il aurait put vu son costume, ça aurait été juste un peu plus crédible mais pas moins idiot. Mais la palme de l'idiotie revient tout de même a cette case magique où, alors que Mary Jane est partie reconforter la compagne de Harry Osborne, celle ci dit à MJ que leur fils demande tout le temps qu'on lui parle de son "oncle Peter". La case en question montre alors le visage du fils de Harry Osborne, aux traits juveniles semblable a ceux de son père, sourire avec un air méchant. Le gamin est déjà fou et démoniaque ! On passe du soap opera au remake de Damien, le fils de Satan. Je parierais presque que le môme est possédé par son grand père mais je suis sur que la vérité sera encore plus absurde. Et tout cela, ce ne sont que les quatre premiers numéros sur un ensemble de quatorze. Le carnage ne fait que commencer.

Tuesday, April 10, 2007

the Punisher - Si toi pas gentil, moi tuer toi

Le Punisher est devenu à mes yeux plus qu'un second couteau quand j'ai pris connaissance de sa série scénarisé par Garth Ennis. Le personnage a alors pris de l'importance dans mon esprit et j'ai cessé de le regarder comme autre chose qu'un vigilante perdu dans le monde de mutant qu'est l'univers Marvel. En lisant une collection d'anciens numéros regroupant les premières apparition de l'anti héros dans les pages de Spiderman, Captain America, Daredevil puis dans sa propre série régulière, j'ai put prendre conscience de la création du mythe et en quoi ce personnage de spandex noir au torse orné d'un crâne, tout ce qu'il y a de plus exagéré, est une référence pour de nombreux fan de comics. Le mythe ne s'est pas construit seulement avec l'arrivée de Garth Ennis sur le titre. Ce qui est très amusant d'observer c'est à quel point Frank Castle est passé du stade de personnage mal dégrossis pour être un personnage complexe possédant un univers particulier, une philosophie unique et ses propres codes. Tout comme les héros Marvel, la création du Punisher est marqué par la tragédie, l'assassinat de sa famille par des gangsters. L'histoire est ensuite bien connus, mais répété à de nombreuses occasions, et l'ancien marine commence a se servir de son experience sur le front vietnamien pour combattre le crime de la manière la plus radicale possible.

Cette rupture avec les pratiques des héros de l'univers Marvel comme Captain America ou Daredevil, permet de justifier la logique classique des associations de héros entre eux. On se combat et ensuite on se sert la pince. Dans le cas du Punisher il n'y a pas de serrage de pince qui tiennent une fois la mission accomplis mais les héros se reconnaissent tout de même en partie dans l'oeuvre de Castle. Le questionnement de la nature du super héroisme et la minuscule frontière qui le sépare du vigilantisme violent du Punisher est bien mis en valeur par ce personnage et justifie donc en partie sa présence dans les histoires rien que pour le principe de donner du relief à l'aventure. Ce qui est autrement plus interessant par contre est sa manière de procéder. Méthodique et froid, le Punisher est d'abord présenté comme un homme près à tout les sacrifices physiques et moraux pour obtenir ce qu'il désire, l'extinction définitive du crime dans les rues de New York. Ces premières apparitions le montre donc déjà comme un héros très mature, loin de l'idéalisme héroique de Spiderman ou de Captain America. J'ai d'ailleurs noté que malgrès la différence de procédé entre Spiderman et le Punisher et le fait que leur méthode divergent radicalement, dans chacune des apparitions du Punisher dans les pages de la revue de Spiderman, le criminel meurt d'une manière ou d'une autre à la fin. Comme si la méthode du Punisher prévalait face finalement face a la foix dans la justice qu'entretient, malgrès toutes ces déceptions, Spiderman.

De plus, en s'opposant constamment à Spiderman, le Punisher est aussi présenté comme un héros unidimensionel toujours centré sur son but premier, mettre fin au crime, et ignorant totalement le doute une fois que son objectif est fixé. Par troix occasions, a chaque rencontre avec Spiderman, le Punisher va pointer son arme vers Peter Parker jusqu'a ce que ce dernier lui explique qu'il se gourre comme une quiche et qu'il est temps qu'ils s'allient pour mettre fin a cette machination. Sous le format espacé entre les apparitions du personnage, cette répétition devait passer inaperçut, mais dans un receuil la ficelle est un peu grosse. Toutefois, entre les mains de Frank Miller quand l'anti héros au crâne apparait dans les pages de Daredevil, cet aspect un peu idiot du personnage disparait et bien que rien ne puisse encore s'opposer à la mission du Punisher, il est vu comme un héros beaucoup plus sombre. Une véritable contre partie aux idéaux de Daredevil qui officie pourtant dans l'univers rude et sans répit que sont les rues de Hell's kitchen. Les histoires se font aussi globalement plus réaliste et on y parle beaucoup de drogues et d'overdose. Alors que les premières rencontre avec la drogue se font dans les pages de Spiderman avec nottament le couple de héros, Cloak and Dagger, purgant les junkies de leur dépendance, Miller montre les débordements d'une drogue fictive dans tout les débordements graphique possible, spasme, bave aux lèvres et violence dénué de sens.

Ce changement de ton se retrouve après dans les pages de la série régulière du Punisher, pur produit de l'univers Marvel post Miller ou l'on a enfin le droit de représenter des anti héros qui ne respectent pas l'ordre établit et agissent selon une morale qui leur est propre. Frank Castle trouve sa série régulière et commence a exprimer beaucoup plus sa personnalité tout en démontrant une plus grande profondeur psychologique que le guerrier froid et trop méthodique qu'il était dans Spiderman ou dans Daredevil. Le Punisher n'est plus juste un anti héros, c'est un justicier qui se bat pour sauver les innocents, les enfants surtout, et ne pas laisser au crime la possiblité de s'installer ou de causer le chaos dans la vie des honnêtes gens. D'abord infaillible, les plans du héros ne sont pas tout le temps efficace et il est même manipuler par moment, chose qui ne parait pas anormale vu qu'il tombait dans le panneau à chaque rencontre avec Spiderman avant de rediriger son objectif. Cependant, en le voyant dans sa série régulière, opposé a des enemis beaucoup hargneux et marchant constamment entre des monçeaux de cadavre, on a du mal a douter de son sérieux. De plus, sans héros couvert de spandex à l'horizon quand il agit en solo, ce sont de vrais criminels qui constitue sa galerie d'énemis afin de solidifier son caractère de dur a cuire qui agit viollement contre ce qui sont nottoirement reconnus comme les représentants du Mal.

Bien entendu, l'humour est totalement absente des pages si l'on excepte la nature grotesque d'un héros qui passe son temps a tirer sur tout ce qui bouge et qui n'est un flic, ni un môme, ni un couple innocent. La vision du monde par les yeux du Punisher est on ne peut plus binaire et ses réactions le sont généralement tout autant. Mais dans un contexte super héroique ou les héros réagissent encore impulsivement ou en fonction d'une sacro sainte morale tel que celle de Spiderman (De grands pouvoir entrainent de grandes responsabilités), le Punisher présente une vision tout aussi peu réaliste mais s'ancrant dans un type d'histoire un peu moins manichéen. La rencontre avec le Trust, une organisation aux buts semblable a ceux du Punisher, en est une bonne démonstration puisque l'on perçoit mieux la vision du monde qu'a cultivé Frank Castle au fil de ses années de lutte. Loin d'être un simple defenseur du droit de tirer a vu sur tout ce qui a un casier judiciaire, le Punisher conçoit surtout la vie comme un monde ou chacun est jugé par ses actions. Chaque décision est définitive et la redemption n'a pas de place. Lui même a perdu toute possiblité de revenir en arrière et se doit d'avancer dans la voie qu'il s'est fixé. La determination presque suicidaire du personnage est ce qui fait sa force. Ses enemis ne sont que des faibles qui se cachent derrière leur grands principes mais seuls substite le Punisher et sa foix en lui même. Il ne doute pas dans sa lutte et avance coute que coute.

Saturday, April 07, 2007

the Eternals - Neil, pourquoi ai je douté ?


Quand un auteur atteint ce qui est considéré, à l'unanimité, comme le sommet de son art, personne n'ose imaginer qu'il pourra continuer a être aussi bon et surprenant. Neil Gaiman, grâce a Sandman, Violent Cases ou Death : the High cost of living, est est une légende du comic book. Au delà de ces références incontournable, on hésite à briser le statut quo et a rajouter au panthéon de nouveaux noms. Oui, il était bon, mais il est forcement moins bien maintenant. Comment pourrait il l'être. Les scénaristes ça viellit, ça perd de sa superbe. Un scénariste, c'est toujours mieux quand c'est jeune. Sauf quelques exceptions ... comme Neil Gaiman. Et plein d'autre Parce que soyons honnête, avec une introduction se voulant universel, permettant de jetter un regard méprisant sur le fanboyisme aigu propre aux nostalgiques, c'est aussi une occasion de me taire que j'aurais perdu. Il y a de bons auteurs, point. On est pas là pour faire vendre du papier. Neil Gaiman, auteur de génie, emprunt d'une poésie et d'une sensibilité presque romantique qui a bien souvent conféré aux dieux les faiblesses des hommes pour faire d'eux les plus grands héros. Neil Gaiman, main dans la main avec John Romita Jr, vient encore d'ajouter une pierre à l'édifice Marvel pour lui rendre de sa cohérence et le sortir du train train habituel, cettte paire de menottes que l'on nomme "continuité".

The Eternals, comme tout produit Marvel, fut annoncé comme un grand évenements, avec beaucoup d'emphase, et un prix plus élevé pour justifier l'arrivée en grande pompe de deux auteurs reconnus par les deux bords, intellectuels de la bande dessinées et protecteur du saint mythe super héroique, pour traiter de personnage que l'on a plus souvent vu associés aux guerres cosmiques. Celle qui font vendre du papier. Celle que l'on lit dans le train en souriant et que l'on remet dans la pile pour montrer aux amis quand on a besoin d'un exemple de comics flamboyant. Tout dans le dessin, pas vraiment de substance. Thanos me fait cet effet, malgrès que j'apprecie encore le grand bordel cosmique que réprésente ce type de séries. Cassez vous la gueule gaiement les enfants, mais surtout ne cassez rien en sortant. The Eternals fait exactement le contraire. Ils bousculent, s'affirment, traitent le monde avec un mélange de dédain et de compassion pour en arriver a un nouveau monde peut être encore plus excitant que le précédent. Hey, mais qui est le scénariste qui va s'occuper de ces personnages maintenant ? J'ai un gros doute, un gros gros doute concernant la viabilité d'une telle histoire dans le futur. On a déjà vu quelques histoires valable disparaitre sous les coups de crayons des editeurs pour deboiser et simplifier le terrain.

Ce perso est mort ! Ah bon ? Oui ! Et voilà que l'on ne parlerait plus jamais de la fin de cette série pourtant impressionante par sa régularité dans sa force, son émotion. Ou, plus simplement, dans tout ce qui fait une bonne histoire fantastique et grandiose. Je viens de finir ma lecture et je suis encore sous le coup de la conclusion. Ne pas raconter la fin, surtout, ne rien laisser en suspens. Lisez, lisez donc. Ou alors souvenez vous. The Eternals, petit miracle en six numéros, plus un épilogue, est une série qu'il ne faudra pas oublier de rajouter à la liste des réussites de Neil Gaiman. Car si l'on mesure un succès a son impact sur le lecteur une fois le fassicule refermé, celle ci est du groupe des essentiels, des belles histoires. Des eternels ? Le jeu de mot est facile et j'ai encore quelques lignes à écrire avant de refermer ce chapître. Je ne vois pourtant pas grand chose à dire de plus. Le scénario ? Des types se réveillent a travers le monde. Ils sont différents. On leur veut du mal. Mais qui sont ils ? Prenez ce lot de question, foutez les dans un scénario de super héros avec des demi dieux, rajoutez deux grands artistes très talentueux, et vous obtenez une série à lire expressement. Rapide asperge a coté ce n'était rien. Rien de rien. La scène dans le train dans les dernières pages du 7. Ah, mon dieu, que c'est bien dit ! On s'en souviendra de ceux là. Les eternels.

Thursday, March 08, 2007

Code narratif - La bulle et les Avengers


La bande dessiné tout comme tout genre de roman use de code narratifs pour raconter une histoire. Ces codes peuvent se situer dans le scénario grâce a des poncifs qui serviront de repère au lecteur pour ne pas qu'il se sente perdu, comme la figure du flic comme celle d'un redresseur de tort, ou pour raconter tout simplement une histoire. Un changement de chapitre dans un roman implique un deplacement temporel ou le début d'une nouvelle période qui s'est conclus avec le chapitre précédent. Ces repères peuvent bien sur être détourné par l'auteur mais quand ils sont contournés ou employés à contre sens, ils ont un tout autre sens qui n'est absolument pas innocent vis à vis du récit que l'on raconte. Le code narratif, qu'il soit présent ou absent signifie donc quelque chose. Quand Alan Moore et David Loyd decidèrent de ne pas employer de bulle de pensés dans V pour Vendetta, ce n'était pas une décision innocente mais un choix murement réfléchis. Sans être a leur place je peux très bien imaginer qu'éliminer les bulles de pensés leur permettaient de faire de l'espace pour rendre les cases plus lisible et ne pas cacher trop les dessins.

L'absence de bulle de dialogue permet aussi de ne pas tomber dans des poncifs des dialogues interieurs, des idées un peu trop facile qui rendent l'histoire moins crédible. Rajouter les pensées du personnage permet aussi au lecteur de mieux le connaitre et donc de savoir de quel coté il se place. Or, dans le cadre d'une histoire comme V pour Vendetta ou les auteurs cherchent a accentuer la paranoia dans un Londre gouverné par un dictature ou la trahison est quotidienne, il est bien evident que de ne pas penetrer l'intimité des personnages laisse planer le doute sur leurs intentions réels. V pour Vendetta est devenu le classique que l'on ne peut ignorer aujourd'hui dans le monde du comics et c'est en partie pour cela que les bulles de pensées ne figurent plus dans les histoires de la plupart des comics. Rajouter trop de bulles de pensées laisse entrevoir trop de choses sur le scénario ce qui brise le suspens. L'image du comics de super héros de nos grands parents est une vision désuette du héros victorieux a chaque fin de recit dont la volonté ne saurait faiblir. Isoler le lecteur des pensées du personnage, c'est lui enlever tout rapport direct avec ses doutes ou ses inquietudes et ne pas pouvoir prévoir son comportement, ce qui demande aux images de parler beaucoup plus.

En ouvrant mon numéro #01 de the Mighty Avengers j'ai donc été très surpris de retrouver des bulles de pensées qui n'avait, dans mon esprit habité par des références moderne post Moore, aucune place dans une histoire publié en 2007. Rajouter la pensée du personnage, surtout quand celui ci parle à quelqu'un, est une manière trop simpliste de raconter une histoire. La petite bulle de pensée entouré prenant la forme d'un nuage est aussi une image désuette et ringarde qui ne fait penser a rien de bon dans un comics acheté a contre coeur. the Mighty Avengers est en effet la série reunissant les traitres du Marvel Univers, l'équipe mené par Iron Man qui a accepté de se plier aux régles du gouvernement. Iron Man, pire encore, l'instigateur du projet, est a la tête de cette nouvelle équipe, avec Ms Marvel, et, en tant que directeur du SHIELD, il ne m'inspire plus aucune confiance. Bulle de pensé en prime, voilà un comics qui s'annonce très mal, si ce n'est pour le dessin de Frank Cho qui sait aussi bien dessiner les monstres géants que les femmes aux seins du même volume.

La raison pour laquelle la lecture de cette histoire fut tolérable et même agréable est justement due a l'utilisation de ce code éculé que je denoncais dans mes paragraphes précédent. Faire partager les pensées des héros aux lecteurs n'est pas ici un moyen de raconter plus facilement l'histoire mais de le rassurer sur les veritables intentions des héros. Car malgrès leur trahison, Iron Man et sa troupe reste un groupe de héros. Si ils ont choisit leur camp, ce n'est pas pour trahir pour autant leur compagnons. the Mighty Avengers avait donc pour but de rassurer le lecteur sur la nature des héros et sur leur véritable pensées au delà des apparences. Des pensées qui ne peuvent apparaitre dans les pages d'une histoire ou chacun doit faire semblant de croire totalement dans ce que raconte le SHIELD. Atmosphère de conspiration et doute vis a vis de chacun, voilà qui s'annonce tout de même beaucoup plus exitant. Plus encore que la dernière page de ce numéro, et cela a plus d'un titre. Bendis, tu auras la peau de mon porte monnaie un de ces jour.

Wednesday, March 07, 2007

Captain America - Mort encore une fois


Marvel vient d'annoncer à la presse le contenu du prochain numéro de Captain America et je ne suis pas très content. Pas très content, du tout. Sur un echelle définissant mon niveau de mécontentement je pense que l'on pourrait me placer au niveau du gorille a qui l'on vient de voler sa banane. Captain America = Mort. Je vous le fait court pour ne pas trop perdre de temps et vous expliquez pourquoi je ne suis pas très heureux de cette décision. Je n'ai pas encore lut le numéro, cela fait quelque mois que je ne suis plus la série (par manque d'argent), mais même si cette nouvelle a du sens dans le contexte de l'histoire, ce dont je ne doute pas en connaissant le talent de scénariste de Ed Brubaker, je suis par contre plus enervé par le traitement de l'information par Marvel. Annoncer la nouvelle dans une publication qui sort du registre des comics est toujours positif pour promotionner une nouvelle histoire, mais pas pour faire passer les scénarios de comics pour des histoires aux ressort scénaristique bidon. Tuer un personnage dans le monde du comics revient a utiliser une corde à noeuds pour faire voler un bonhomme au dessus d'une foule en esperant que personne ne remarque le gros machin qui entoure son torse.

La dernière fois qu'un evenement du genre a eu lieu se fut pour la mort de Superman. Evenement oh combien mediatique qui ne vallut que des ennuis a l'industrie et sonna la fin d'une époque très prospère economique parlant. La mort de Captain America n'apportera surement pas un soulevement semblable mais elle ne changera pas non plus l'opinion du public général vis a vis des super héros. Bon, remarquez, je m'énerve pour un rien vu que de toute manière ce serait avoir trop foi dans le public mainstream pour avoir un avis plus que stereotypé négativement sur la bande dessiné americaine. Ce qui est réellement génant c'est d'annoncer une direction scénaristique à la presse alors qu'il n'y aura aucun suivis de l'information de la part des journaux qui relaieront la nouvelle. Captain America restera mort et Superman sera encore une icone que l'on aura vu mourir et mystéreusement revenir à la vie des années suivantes (alors que cela n'avait pris que quelques mois pour que Kal El ressucite). Steve Rogers décède et c'est une icone qui disparait temporairement. Le personnage de Captain America s'est décliné sous l'identité de quatres autres agents du gouvernement mais c'est toujours Steve Rogers qui est le plus resté comme le representant légitime du super héros americain au costume bleu et rouge.

Apprendre la mort de ce personnage mythique sous la forme d'un petit article sur le site Newsarama est un moment de deception, non pas pour le fan qui aurait foi dans l'intégrité d'une quelconque compagnie, mais dans croyance que l'industrie peut évoluer et que l'on a appris des erreurs du passé. Tuer une icone ne sert à rien et en faire la publicité ne change rien non plus dans le monde du comics. Les fans ne croient pas à la mort du personnage, les lecteurs du magasine se desinteresse de l'évenement et ce personnage, pour qui j'ai appris a avoir de la sympathie, est traité comme un vulgaire pantin que l'on fait disparaitre de la scène pour vendre quelques numéros de plus. Peut être est ce que parce que je crois dans le rayonnement de ce héros dans un sens beaucoup plus puissant que celui d'un simple personnage de comics, mais je suis assez déçut et enervé par cette décision scénaristique beaucoup trop simpliste. Encore une fois, je parle, j'écris, je construit ma petite opinion, sans avoir lut l'histoire. Qu'arrivera t'il ensuite quand le numéro 26 paraitra. Car, sans aucun doute, cette série ne s'arretera pas encore. Une étape aura été franchis dans l'histoire et un nouveau chapitre commencera. Mais alors que l'on peut facilement repartir d'un premier numéro, on ne fait pas disparaitre une décision aussi importante que celle là. Captain America, une fois ressucité, sera un revenant, et de mon point de vue un peu extérieur, je ne vois pas ce qu'il pourrait il y avoir de bien dans un tel retournement de situation.

Sunday, January 07, 2007

le Journalisme dans le Comics - DMZ & Transmetropolitan


Comme surement chaque année, ou peut être tout les six mois, je relis mes numéros de Transmetropolitan pour me faire un peu de bien. L'idéalisme de Spider Jerusalem, sa haine de la société et son amour pour la vérité sont des sentiments dans lesquels je me retrouve et, fort heureusement, je ne suis pas le seul, semble t'il, puisqu'Ellis affirmait recevoir encore de messages de personnes découvrant Transmetropolitan aujourd'hui. Cette série, bien qu'elle ne soit pas un sommet dans la litterature du neuvième art, est un classique dans la bibliographie de Warren Ellis car, tout comme dans the Invisibles ou Preacher, parut a la même époque, ce sont des comics ou leurs auteurs lachent tout ce qu'ils ont dans la tête au fur et mesure des numéros et égraine toutes les idées qui bouillonnent dans leurs esprits depuis longtemps. Les premiers scénarios, tout comme les premiers albums, sont des oeuvres qui touchent un public de fan qui deviendra la base sur laquelle le reste se construira. Ce public sera fidèle mais regrettera l'ancien temps, l'époque de l'effervescence et de la virulence du propos. Ellis, ne s'est pas calmé, mais il a reussit a rendre son message plus intelligible et moins bardé de violences gratuites. Pourtant, c'est dans ce fatras d'idées pele mêle que l'on retrouve l'envie de suivre Spider Jerusalem dans sa quête de la vérité face a un système politique tentaculaire qui ferait passer la maison blanche de Nixon pour une maison de poupée. Virginale, innocente, mignonne.

DMZ est aussi l'histoire d'un journaliste pris dans une intrigue politique complexe. La différence entre les deux histoires est que l'une est emprunt de violence gratuite ou tout est exagéré pour que ce que Spider Jerusalem détruit ne soit pas ressentis par le lecteur comme une agression mais comme une violence mérité dans un monde ou chacun, a chaque coin de rue, attend sa rattonade, et cela pour une bonne raison. Les enfants sont innocents dans Transmet, mais hormis cela, tout ce qui se bouge se drogue et souffre d'un lourd secret honteux. Transmetropolitan est une tragi comédie de science fiction, DMZ est un docu drama qui se voudrait placer dans un futur indeterminé mais que l'on sent trop proche de nous pour ne pas avoir un petit courant de peur en voyant la situation devenir de plus en plus insoutenable pour le héros. Ce qui relie ces deux personnages c'est leur statut de journalisme et les raisons qui les maintiennent dans un environnement aussi amer pour leur idéalisme et leur soif de vérité. Car même si le mensonge les attend a tout les coins de rue, autant dans Transmetropolitan que dans DMZ, la vérité doit jaillir coute que coute. Le monde doit savoir. Le monde ignore, le monde s'en fout, le monde apprendra quand même.

J'ai put lire hier un article sur un artiste qui projettait des images d'irakien blessés sur les murs des maisons. Ces photos il les avait trouvés sur les blogs de certains soldats qui les accompagnaient de sous titres humouristique, se moquant de la mort de ces personnes. Qui sont ces victimes irakienne ? Personne ne le sait. Mais ça fait rire certain. Cet artiste a donc décidé de projetter ces photos sur les murs de ceux qui veulent ignorer ce qui se passe au nom de leurs pays dans une contrée lointaine. Son action est elle justifiée ? Excessive ? Le débat n'est pas là. Ce qu'il cherche, c'est imposer la vérité, la souffrance de ceux qui ne mérite pas d'être tuer pour une cause dont ils ignorent tout, hormis qu'il voudrait vivre tranquille. Les habitants de DMZ et de la grande ville de Transmetropolitan sont pareilles. Ils ne cherchent qu'a vivre tranquillement sans vraiment savoir ce qui leurs attends. Car demain sera pire qu'aujourd'hui et qu'aujourd'hui est déjà insoutenable. Les héros de ces deux histoires ne supportent pas cela et agissent donc comme eux le concoivent. Peut être ont ils tort ? Doit on décider pour le public si il veut être informés ou non ? Mué par un idéalisme sans faille et pour des raisons d'amour propre, chacun des deux ne s'interrogent pas plus longtemps et agit. Et c'est en cela que c'est deux histoires sont passionnés et passionnants. Ils agissent, passent a travers la page et interpellent le lecteur. Ces histoires ne sont pas pour tous mais elle devrait l'être. Car chacun devrait savoir ce que demain lui reserve.

Tuesday, January 02, 2007

DMZ - la Seconde guerre civile


Il y a encore quelques jours je n'étais pas sur de vraiment apprecier DMZ. Oh, bien sur, c'est du Brian Wood pur jus et un scénario politique interessant. Un jeune journaliste totalement inexperimenté se retrouve en plein millieu d'un New York séparé du reste des Etats Unis par une guerre civile, et donc au millieu des différentes factions armés et d'une armée americaine jouant sur une desinformation constante. A partir de là, alos qu'il n'était censé être qu'un accompagnateur pour un journaliste plus experimenté, le voila catapulté comme chroniqueur quotidien de la vie dans la zone que l'on appelle le DMZ. L'idée de base est bonne, le scénario et le les évenements permettent une trame complexe et le dessin est sympathique et réaliste. Le problême, et dont DMZ n'est pas le seul exemple, est la difficulté de suivre une histoire de ce genre de mois en mois tout en comprenant tout ce qui arrive. Comment être satisfait d'un numéro si l'on ignore ou si l'on ne se souvient pas clairement des evenements précedents. On ne se souvient alors que de petits bouts d'histoire et la série ne semble plus aussi interessante et intelligible qu'elle devrait l'être.

Un autre facteur qui me dérangeait, mais qui en fait est une preuve de la qualité de l'histoire, est le manque de lien que je pouvais avoir avec le héros. Sans aucune trace d'humour, ce gamin un peu arogant par certains aspects, était constamment pauméet ne savait pas quoi faire. Il ne me ressemble pas, ou je ne veux pas qu'il me ressemble ... S'identifier au personnage, ce qui est la recette du succès de nombreux romans pour adolescents, n'est pas une préoccupation de Brian Wood. Ceci est un comics, pas un reportage. Or, en ne reussissant pas a m'identifier au personnage je me perdais dans cette différence majeur qui montre a quel point DMZ est une série majeur en ce moment. Ceci est un comics, mais on pourrait croire que c'est un reportage. Rien de ce qui ne se passe d'un point de vue politique et relationnel, n'est exagéré, tout est crédible. Le mystère perdure autour de certaines questions mais c'est attendus de la part d'une série ou tout un pays et une problematique historique son mis en avant.

De même, comment être au courant des tenants et des aboutissants quand on n'est qu'un simple journaliste ? Son boulot est de découvrir, de documenter et de prouver. Le but final est il de sauver DMZ, de sauver le pays ou de sauver sa propre peau ? Les trois a la fois, mais l'objectif final n'a finalement que peu d'importance car DMZ est surtout le document retracant la vie de Matthew Roth, jeune americain d'une vingtaine d'année pris au coeur du tourbillon de vie qu'est devenu la ville de New York une fois que les différents quartier que ses habitants ont commencé a se réapproprié une ville couverte d'ombre par les militaire afin de dissimuler la réalité du conflit au reste du peuple americain pris au coeur d'une rebellion allant d'est en ouest et du nord au sud du pays. DMZ est le recit d'une guerre civile se placant sur differents degré de lecture tous plus interessant que les autres. Brian Wood obtient ce tour de maitre en documentant patiemment chacune des journées de Roth et en dévoilant l'histoire de cette autre vision des Etats Unis ou l'on se questionne quotidiennement sur l'intégrité, la véracité de l'information et le besoin de parler de la réalité face a des contre pouvoirs totalitaire. Pas vraiment un recit de fiction, et presque un documentaire.

Friday, December 29, 2006

Supermarket TPB - Brian Wood & Kristian


Supermarket, la dernière mini série de Brian Wood (Demo, DMZ) chez IDW, est une histoire d'adolescents. C'est un fait très important a preciser car bien que le caractère du personnage principale sois crédible et ne tombe pas dans la miévrerie habituel des histoires d'adolescents, ce n'est pas non plus ce que l'on attend au premier abord d'un auteur qui couche sur papier des scénarios très politique dans les pages d'un comics sur un monde ou la ville de New York a fait sesesion avec le reste des Etats Unis. Supermarket raconte comment la vie d'une simple, mais riche, jeune fille des quartiers bourgeois va découvrir du jour au lendemain que ses parents ont fait partie de la mafia et qu'elle est donc maintenant recherché par les deux factions rivales dont faisaient partie sa mère et son père afin de débloquer un compte secret que ses parents lui ont légués. Mort au bout de quelques pages, les parents de Pella interviendront tout de même au cours de l'histoire sous la forme d'hologramme enregistré avant leur assassinat pour permettre a leur fille d'obtenir ce qu'ils lui ont laissés. L'histoire, présenté ainsi, est classique.

L'héritage, les parents mortes, la jeune fille abandonné dans la grande ville. Kristian, déjà vu rapidement dans les pages de Forsaken, une série Image qui n'avait pas fait long feu, procure a cette histoire tout ce dont elle a besoin pour être une lecture beaucoup plus qu'anecdotique. Les couleurs choisient retranscrivent le kaléidoscopes de vie qui évoluent dans cette mégapole corromput. Le paysage urbain est semblable a celui de Tokyo tel que l'on imagine avec ses rues bordés de néon multicolores. Le dynamisme du trait, épuré et dynamique, évoquant un mélange de Paul Pope et de Becky Cloonan, puisent dans tout les pays de la Bande Dessiné pour que l'experience ne soit pas unidimensionel mais la plus complète possible. La réussite de Brian Wood dans tout cela se trouve dans le rythme des evenements, la cohérence des enchainements et la personalité des protagonistes qui, en l'espace de quatre simple numéro, est amplement développé pour permettre l'immersion dans Supermarket et en redemandé a la fin de l'histoire. Il y aurait pas mal a dire sur le caractère de l'heroine, coincé dans ses illusions adolescentes, son sens de l'introspection et les événements déstabilisant qu'elle subit, car malgrès tout cela, ses réactions ne sont pas illogique ou caricaturé. Rien ne sonne faux dans Supermarket. Les couleurs, les personnages et le scénario sont en accord et rien ne viens briser la fluidité du recit. J'en attendais un peu plus de Brian Wood, je m'imaginais un récit plus politique, je me retrouve avec une héroine idéaliste que je ne peux m'empecher d'apprecier. La Bande Dessiné est un divertissement intelligent, Supermarket en est un excellent exemple.
Buy Supermarket ?

Thursday, December 07, 2006

Mince, encore Ellis


Aujourd'hui j'ai acheté Newuniversal les yeux fermés et j'ai bien fait. Le dessin est pourtant de Salvador Larroca, auteur que je ne porte pas dans mon coeur, mais étrangement, son style s'est grandement amélioré depuis les X-Mens que j'avais lut ou il servait le script de Claremont avec des personnages charismatiques mais vides d'émotions. Ici le trait est plus humain, moins orienté vers des grandes pages, plus de petites cases et aussi des protagonistes qui ne portent pas de spandex. Pas encore. L'histoire de Newuniversal est encore un peu dur à décrire car, comme le sait bien Ellis, un scénario ne doit pas livré tout de suite ses secrets. Alors que voit t'on ? Des individus, pris independemment, a la vie agréable, compliqué ou tendant vers le grand gouffre, mais dont rien de leur existence passé n'aura d'importance maintenant. Une force, non identifié, prend possession de leur vie et leur confère des pouvoirs. Mais doit on s'attendre vraiment a ce que le don soit sans retour. Que devront ils faire en échange de leurs étranges cadeaux ? Voudront ils faire quelque chose avec leur nouveau don ? Ce premier numéro de cette mini série, dont l'impact sur l'univers Marvel n'est pas encore bien définit pour moi, laisse bien assez de questions dans les airs pour que l'on ait envie de les attraper au vol quand elles se présenteront sous la forme des numéros suivants. Et puis Larroca ne merde pas son boulot pour une fois ! C'est tout de même quelque chose de s'attendre a trouver des pages impersonnels et de se retrouver en fait avec de belles cases et une excellente double page faisant usage intelligemment des effets des logiciels pour que l'objet non identifié qui apparait devant un des personnages affectés soit aussi mystérieux et grandiose que le script le veut. Et en prime j'ai appris par le biais de la mailing list de Ellis que Larroca bossait vite et qu'il en était même au numéro 5. Un scénario sympa et pas de retard ? Fuck Civil War ! Non, oubliez, je raconte n'importe quoi. Mais vous pouvez y aller, ça se lit bien.

Friday, November 10, 2006

the Authority - Ou sont passé les héros des années 90 ?

Je pourrais parler des comics que j'ai acheté recemment mais je ne peut pas. Je n'y arrive pas. La seule personne qui occupe mon esprit en ce moment, artistiquement parlant, désolé les cannes ne m'excitent pas, c'est Warren Ellis. Warren Ellis, un auteur anglais bien connus de mes lecteurs pour être la garantis d'une lecture distrayante, intelligente et interessante. Peu de flop a son actif mais un désir constant de repousser ses propres limites. Planetary, série qui va bientot se conclure, vient de me rappeler exactement ce que j'aime chez lui. Et ce n'est pas son humour anglais froid et cynique. Je l'aime bien pour ça, mais, non, ce n'est pas ce qui m'impressionne. Ellis, comme beaucoup d'auteurs de sa génération, avec Grant Morrisson ou Garth Ennis, ont rédéfinis le comic book adulte et participé a sa maturation. Warren Ellis par contre est celui qui aura le plus d'impact sur notre génération de lecteur, que nous le voulons ou non. La raison s'explique en un seul titre : the Authority. Je ne pense pas que beaucoup de gens réalisent a quel point cette série a eu un impact sur le comic book mais pourtant on le ressent aujourd'hui.

the Authority, par sa débauche de violence et ses personnages grossier et egocentrique, fut le coup de pied final aux super héros violent que Kingdome Come, de Mark Waid et Alex Ross, regardait comme des enfants battard qui avaient perdus les rêves de leurs ainés. Le don de soi, la dignité de l'homme, le respect était remplacé par la violence et la quête de la gloire à tout prix. D'ailleurs, je viens de me rendre compte qu'un des éléments central de Kingdome Come, l'explosion d'un personnage au pouvoir atomique causant la disparition d'un état americain entier, est très semblable a l'introduction de Civil War, la destruction d'une école par un super vilains aux pouvoirs explosif. Inspiration inconsciente ou rencontre de grands esprits, l'un ou l'autre ça n'a pas d'importance. Revenons plutot a the Authority. Le point final de la violence gratuite. Les tars des super héros moderne des années 90 exagérés jusqu'a la frontière de l'heroïsme pour jetter un regard méprisant sur tout ce qui n'est pas allé au bout du concept et voulait imposer un format batard ou le super héros serait violent mais plein d'idéaux. Non, Le rêve de the Authority est utopique mais aussi réaliste. On va vous sauver, et on va vous forcer a être sauvé, que vous le voulez ou non.

C'est avec ce petit doigt de cynisme melé a un désir de redemption de l'humanité, propre au style de Ellis que l'on retrouve dans Transmetropolitan, que the Authority a permis un reveil des troupes. Que l'on le veuille ou non, le super héros doit se battre pour quelqu'un et pas juste pour le plaisir. Un héros sans devoir n'est pas un héros, c'est un mercenaire. the Authority ne s'offre pas au plus offrant et c'est cela qui les mène a leur perte en voulant faire trop bien. Le concept de Ellis s'arrête d'ailleurs a mon avis avec la mort de Jenny Sparks. La violence de Mark Millar est par la suite beaucoup trop exagéré et perd de vue les valeurs de Jenny Sparks, la leader de l'équipe d'origine. L'équipe de Mark Millar veut ramasser la gloire elle aussi, tout comme les personnages de Kingdome Come, et c'est pour cela qu'ils "meurent" l'espace de quelques numéros. Vient ensuite la phase politique ou l'idéalisme revient sous la plume de Ed Brubaker mais pas le super héroisme. On passe alors au super héros intellectuel typique d'un comic book consommé par un public adulte. L'equipe de Warren Ellis était, elle, un compromis entre les deux générations, et offrait autant de dose d'adrenalyne que de pistes de reflections sociale et politique. Plus du premier que du deuxième, mais quand même.

the Authority, vu par Warren Ellis, était une réponse a tout ce que voulait les lecteurs. Des héros charismatiques ? Check. Des histoires passionantes avec beaucoup d'actions ? Check. Des dialogues direct ? Check. Des personnages diverses et non en carton pate ? Check. Le public ne veut pas de gay ? Dommage pour vous. Check. Et enfin, des effets speciaux que le cinema ne pourra pas rattraper avant des dizaines d'années. Check. Ah, ouais, vous pouvez faire apparaitre des clones d'un même personnage sur un écran de cinéma ? Mais est ce que vous pouvez faire un film ou une equipe se bat contre des dieux en s'introduisant à l'intérieur d'eux et en pulverisant leur système nerveux ? Ah, c'est plus dur hein ... Ellis a poussé le bouchon assez loin pour que personne ne puisse l'atteindre. A partir de là, ou était la surenchère ? Pourquoi avoir besoin de faire plus fou que ça ? Explorons les nouvelles pistes, voilà, ce que disaient Ellis en sonnant la fin des super héros des années 90. Allez voir ailleurs, il n'y a plus rien a faire par ici. Aventurier du scénario, scientifique de la bande déssiné. Ellis repousse le format dans ses limites et se sert de l'experience de ses prédecesseurs pour construire son propre monde. Inébranlable. Une légende. Ensuite, c'est encore une autre histoire.

Tuesday, October 31, 2006

la Bombe Atomique : Desastre ou victoire ?

Il est évident que tout produit artistique est influencé par le contexte culturel et historique de sa création. Et cela même si l'on considère les oeuvres les plus avant gardistes. Elles sont des réactions a ce qui se fait, ce qui arrive, ce qui bouleverse le court du temps dans une autre direction. Après avoir regardé et écouté une très interessante animation sur le sujet des multipls dimensions qui gouvernent notre existence je me suis rendus compte, ne me demandez pas pourquoi, a quel point les héros de manga et les super héros du comic book était différents par le contexte de l'après guerre mondiale. La seconde. Les americains, vainqueur de ce conflit mondial ont marqué l'histoire par leur maitrise des radiations et de la nature. De ce fait, leurs héros sont eux aussi des conquérants de la chimie et de l'extra terrester. Le monde et l'univers sont derrière eux. Ils vaincront quoi qu'il arrive. Le héros de manga par contre est rejeté du fait de sa différence crée par les mêmes conséquences. Il est craint. Dans la série des Grendizer, de Go Nagaï, la menace vient d'ailleurs. Elle est extra terrestre et c'est à l'être humain de se défendre. Ce n'est qu'avec UFO Robot Grendizer que l'aide vient d'ailleurs. Mais alors que cette série, nommé Goldorak par chez nous, a eu beaucoup de succès elle en a eu beaucoup moins au Japon. Un manque de succès dut a une surenchère ou dut a une difficulté du public a accepté qu'une aide étrangère soit necessaire pour que le Japon puisse se défendre contre l'envahisseur venu d'ailleurs ? Je tombe dans la théorie complète et tout ceci n'est qu'hypothèse mais comme j'avais envie de developper un peu mon idée je vous laisse avec ceci dans les bras. Libre à vous de voir plus loin ou de prendre avec méfiance ces déductions.

Sunday, October 22, 2006

Morrisson chez Wildstorm


En tant que fan de Grant Morrisson et de certains des concepts, d'abord bancals, ensuite excellent, que Wildstorm propose je me suis dirigé avec les deux premiers numéros de Wildcats (4ième du nom, tout de même) et de the Authority (troisième du nom) dans la mimine et me suis empressé de lire le tout le lendemain. Même sans fourmiller d'informations comme le fait son Superman ou WE3, les versions de ces deux séries par le fameux scénariste / magicien écossais ont tout de même de quoi satisfaire les fans de l'auteur et des séries. Plus Wildcats que the Authority d'ailleurs. La première, le moins sympathique des deux, prévois très vite de reprendre l'histoire au point ou Jim Lee et Scott Williams l'avait laissé à la fin de la première série avec juste une actualisation historique au niveau du statut de Spartan en tant que chef d'entreprise. Plus de plan à la James Bond ou de super héros déchus sans aucun défit planetaire a relevé. Les grands méchants reviennent en force et il va falloir castagner sec. Du moins, voilà le point de vue de Spartan et de Voodoo qui sont de retour ensemble (dans tout les sens du terme puisqu'une case les réprésente au lit en plein action).

Celui de Grifter par contre est plutot déformé par le verre d'une bouteille de bière et il faut attendre la dernière page pour le voir revenir dans son état de porte flingue génial. Ce qui faisait la richesse de Wildcats 3.0 pour moi c'était ces personnages un peu paumés qui cherchaient encore et toujours à sauver le monde dans un univers qui n'avait plus grand besoin de super héros. Dans l'univers de Morrisson, le monde s'apprête a avoir de nouveau besoin d'eux et la seule question est donc : Seront ils à la hauteur et est ce que les héros moderne et sans pitié de Wildstorm endigueront la menace extra terrestre. Et comme la réponse semble être un Oui un peu évident, je reste donc en attente d'un peu plus de la part de Morrisson, surtout quand le trop statique Jim Lee l'illustre. Gene Ha de l'autre coté est une proposition beaucoup plus alléchante grâce a un CV comme Promethea et Desolation Jones. Et aussi opposé que les styles des deux dessinateurs, le scénario l'est aussi avec un récit qui ne montre encore a aucun moment les membres de the Authority. En fait, pour voir the Authority, il vous faut regarder une des premières pages de Wildcats. Dans le titre phare de la bande a Jack Hawksmoor, aucune des têtes d'affiches n'interviens en dehors de la couverture. Un agent du gouvernement est envoyé avec une équipe pour enquêter sur un sous marin et tombe du même coup sur le vaisseau de the Authority.

Voilà en quelques lignes le développement de ce numéro et tout de suite c'est un peu maigre. Morrisson commande à Gene Ha des doubles pages et plonge le lecteur a pied joint dans l'univers avec des visions panoramiques somptueuse mais peu riche en scénario. Seul le statut personel du personnage principal est le sujet d'intêret de Morrisson et celui ci semble mal partis. Contrairement au comics en fait. Car malgrès ce gros trou inattendus dans le scénario de ce première épisode, il n'en reste pas moins que l'effet de surprise est là et que l'on veut en savoir plus pour se faire une meilleur idée. Morrisson ne produit pas un comics attendus par ses fans mais une histoire qui convient mieux a l'univers dont il s'occupe cet fois et cela renouvelle bien sur tout de suite le champ des possibilités pour un auteur qui nous a habitué a plus de reflections psychologique et philosophiques. Ici, le personnage humain se questionne et les super héros sont flamboyants. Un peu comme on les attends en fait. Et comme ce que l'on attends de Morrisson, c'est l'inattendus, la suite devrait être beaucoup plus différente. Ou pas. L'enthousiasme que j'ai pour ce scénariste me pousse a regarder ses scénarios avec une lueur d'espoir que certains n'auront peut être pas, mais au vu de ces premiers numéros je ne peux pas non plus me prononcer définitivement sur la qualité a venir puisque nous voilà dans l'expectative de ce que Grant Morrisson va faire. Suivre des chemins balisés ? Revenir a ce qu'il sait faire d'habitude ? Ou se réinventer autant que ces personnages ?

La minute de Hype

Un prochain numéro de the Goon devrait contenir une histoire appelé "Satan's sodomy baby".
Autant vous le dire, ça risque de chier des bulles.

Un petit asticot dans la tête


En extrayant le dernier numéro de Wormwood de mon sac à dos j'ai cru sentir peser sur moi les yeux de la dame qui lisait, paisiblement son livre, en face de moi, dans le train. Etait ce la couverture du numéro ou un mort vivant vert était representé enceinte avec un foetus rouge luisant dans le corps ou encore les pages suivantes ou l'autopsie d'un gang de yakuzas prenait place ? L'un ou l'autre surement, ou peut être le regard amusé que je portais sur le tout en fait. Wormwood, création de Ben Templesmith, dessinateur et scénariste unique de la bête en question, ne fait pas un comics qui traumatisera les masses de lecteur qui mais qui apportera stupefaction et horreur à tout ceux qui ne goute pas les situations extrême et ridicule ou un enquêteur zombifié controlé par un vert de terre télépathe enquête sur les situations les plus affolantes d'un univers qui regorge de culte obsédés par la domination et / ou l'extermination de sa personne. Accompagné par une jeune demoiselle dont la faible poitrine est compensé par le calibre des armes qu'elles utilisent et un viel homme a longue barbe et au fusil de même dimension.

Deux maniaques des armes et un maniaque tout court. Serait ce une version fantastique et horrifique de Lupin 3 ? Non, il ne faudrait pas exagerer et faire des liens avec des oeuvres qui n'auraient en commun qu'un trio de personnages et un même media. Par contre, ce qui est notable dans cette comparaison hasardeuse, c'est l'humour. Semblable à Warren Ellis dans ses repliques extrême et absurde (un auteur dont il partage l'affiche sur Fell), Wormwood est le petit monde déjantés de Templesmith et il use de son style particulier au trait de crayon autant assuré qu'il est proche du croquis posé directement sur la page. Les traits des personnages sont aussi simples qu'expressifs et les couleurs crée par ordinateur grâce a photoshop ou autres logiciels de ce genre ajoutent la texture recquise à un univers bariolés et inquiétant qui inspirent plus souvent les sourires que les grincements de dents. Ou les deux, cela dependra de votre tolérance a un humour cynique ou l'on sacrifie son enveloppe corporelle l'espace d'un instant pour que la bestiole qui vient d'éclore de votre abdomen vous mène au repère de votre enemi. Wormwood ne recule devant rien pour que justice sois rendus ... ou plutot que sa justice soit rendus, et il le fait avec l'efficacité d'un detective aguerris qui en a tellement vu que rien ne peut plus le choquer. Le lecteur par contre se trouve à l'opposé, il n'a pas encore tout vu et il veut être surpris. Et avec Wormwood, vous aurez votre dose de surprise.

Tuesday, August 22, 2006

A l'issus de ma lecture ...

En lisant mon "Nouveau Testament Gonzo" de Hunter S Thompson, j'ai été amené a réflechir et a penser a Mohamed Ali. Je ne pense jamais, ou alors très très rarement, a des sportifs. Les corps musclés avec un ballon ou des gants de boxes. Euh ouais, non, ça ne me traverse pas l'esprit. Ou alors aussi vite qu'un TGV. Il a fallut que Zidane fasse une tête sur le torse d'un rital pour que j'ai des images en rapport avec le sport sur mon ordinateur. Et était ce un acte sportif que de vouloir démonter la gueule d'un crétin ? Alors Mohamed Ali, a coté, c'est un tout autre genre. C'est un cador. Mais ça, pouvais je m'en douter. Je ne m'interesse pas au sport. Par contre, sous la plume de Thompson, le sport, et la boxe en l'occurence, prend une tout autre dimension. La stratégie du boxeur, les points forts, sa manière de frapper et la sensation de folie que l'on a être devant le ring. Je ne connais pas ça, je ne connaissais pas et je ne m'en doutais même pas. Mais Ali, ce n'était pas que ça. Comme il le dit lui même, jamais un autre boxeur ne seras regardé de la même manière qu'il le fut. Alors que les autres seront et étaient reservés aux actions d'éclats les plus communes, on l'acceuille et on l'interview comme "un sénateur".

Car Mohamed Ali, a son époque, était plus qu'un sportif. C'était un representant, un phare, pour tout une generation de noir americain. Et même encore au delà. Comme Martin Luther King il representait une issue a cette inégalité que l'on leur refusait. Ceci explique pourquoi un tel type a eu droit un jour a son apparition dans un comic book. Superman vs Mohamed Ali. Je ne sais pas qui dessine, je ne sais pas qui scénarise, je n'ai pas lut le bouquin. Par contre j'y ai pensé. Et je me suis dit, qu'après tout, en étant aussi conscient de son état de representant d'un peuple, Mohamed Ali était finalement une excellente illustration du mantra de Spiderman : Great powers comes with great responsability. De même, Mohamed Ali était un surhomme, il était même, aux yeux de tous, l'homme le plus fort du monde. Alors pourquoi ne pas le faire affronter son equivalent de papier ? D'autant plus que le rapport ne s'arrête pas là. Bien que Ali boxe uniquement sur un ring, son image donne de la force et du courage a de nombreuses personnes. Superman est aussi un idéal. Un idéal juif, dirons certains, mais finalement international et ne se mélant a aucune confession en particulier. Il n'est pas le surhomme nieztchien, il est le messie qui viens au secours des faibles. Et voilà aussi ce que representait Ali pour les noirs americains et d'ailleurs. Le surhomme qui les representait et leur donnait l'occasion de pouvoir montrer leur force. Et voici surement aussi pourquoi, au délà de son attitude, Ali enervait autant par ses victoires et son égo. Je ne connais pas bien le personnage donc je parle peut être un peu trop vite. Mais vu le rapport que j'ai fait dans ma tête avec ces deux héros de papier, je me suis dit que je devait mieux coucher ma reflection par écrit pour pouvoir y revenir a loisir plus tard. Réactions ?

Tuesday, August 01, 2006

Il était une fois un grand type vert


Erik Larsen est un grand homme mais pourtant j'eprouve du mal a le voir comme étant un de ceux que l'on retiendra comme étant un précurseur de quelque chose. Le precurseur de l'augmentation de la taille des seins de Mary Jane dans Spiderman, peut-être, bien que je sois sur qu'une partie du public de lecteur du tisseur lui sois reconnaissant. Erik Larsen est un bon père de famille. Erik Larsen est aussi un bon dessinateur et même un très bon scénariste. Erik Larsen est aussi très imaginatif. Déjà en classe il passait son temps à créer des comics et des super héros qui affrontait toute sorte de vilain. Il ne jouait pas uniquement avec ses figurines Superman ou Spiderman, il dessinait ses propres personnages et transformait d'innocente feuille blanche en de gigantesque combat intergallactique. Un héros revenait sur ses pages avec régularité : le Dragon. Grand, vert, une crête sur la tête et aucun passé a revendiquer. Le personnage est amnesique mais Larsen ne le sera pas quand il rentrera chez Image Comics, la boite qu'il crée avec ses copains dessinateurs, fachés avec Marvel et l'industrie du comics, desireux de prendre les choses en main et de gerer eux même leurs personnages et leurs profits.

L'histoire est connus de tout les petits fans de comics a travers le monde. Tonton Mac Farlane, Oncle Jim Lee, les charmants enfants Larsen et Valentino et le petit dernier, un peu dégénéré, Rob Liefeld, partent en Californie (ou reste en Californie, je ne jurerais de rien) et monte une boite avec un grand i en guise de logo. Et une bulle au dessus. Très importante la bulle. Chacun a son petit projet et construit un univers propre. Certains sont plus originaux que d'autres et surtout plus ou moins fouillé. Larsen ne fait que fouiller lui, il construit des montagnes avec ce qu'il deterre et bientot le petit monde du Savage Dragon (car en plus d'être un dragon, il ne plaisante pas) s'enrichit de dizaines de personnages. Parfois visible que l'espace d'une case puis de retour au fils des numéros, le nombre d'enemis qui s'oppose au Dragon est inombrable et je me demande même si Larsen les a tous baptisés. Mais le mieux dans tout cela, c'est que les rêves de gosse du petit Larsen sont restés dans le grand et c'est avec la joie communicative d'un môme qui découvre sa première boite de jouet que l'on se retrouve sur le siège passagé d'un grand huit qui n'en finit pas de faire des vrilles dans son scénario tout en nous ramenant a bon port à chaque fin d'histoire.

Nombreuses sont les intrigues, le changement de dimension, le dragon possèdé par un démon, son passage en enfer, la destruction de la moitié de la planète par les martiens, sa poursuite du mafieu local, le Savage Dragon ne manque pas de boulot et il distribue les coups de points tout les jours avec régularité tout comme le controleur du metro de la chanson de Gainsbourg. Avec bonhommie, le quotidien du Dragon, aussi surnaturelle qu'il puisse être, et même encore plus, n'est pas la source de grands troubles. En fait, si ce n'était pas a cause de la mort de ses proches, il n'y aurait rien pour affecter ce titan héroïque. Quand a son histoire personel ? Et bien tout ça c'est du passé et l'on en parle plus. D'ailleurs ce n'est que recemment que la verité a été révélé à ce sujet et cela ne semble pas avoir trop affecté l'histoire non plus. Une question de plus a laquelle on peut elever son point d'interrogation mais il en reste tellement derrière. On en finit jamais avec une série aussi riche et l'on en veux même pas a l'auteur d'être aussi prolifique. Car Erik Larsen est un grand homme voyez vous. Un de ceux qui ecrivent des comics de super héros avec passion et dont la connaissance du genre rend les histoires aussi epiques, voir plus, que les recits grecques et egyptiens. On ne s'en souviendra pas de la même manière que Homer, ça non, mais ceux qui seront affecté auront toujours une petite place pour le monde et l'esprit de Erik Larsen dans leur mémoire.

Thursday, July 06, 2006

Western assaisonné a la poussière


Quand deux noms d'illustres inconnus s'annoncent sur une couverture, il y a peu de chance pour que le comics sois pris dans les mains du lecteur et que celui ci regarde l'interieur. Il faut donc une couverture pour attirer l'oeil, une bonne couverture qui vous fasse vous demander ce que vous êtes en train de voir et ce que peut donc contenir ce comics a la devanture si allechante. Souvent on m'a fait remarqué que la couverture était plus belle que l'interieur, faute a un artiste different. Parfois ils avaient raison, parfois c'étaient des abrutis qui ne savaient pas de quoi ils parlaient. Hey, Runaways ça tue même si ce n'est pas du Jo chen a l'interieur. Mais pardonnons les les pauvres enfants, ils ne savent pas ce qu'ils disent. Wasteland donc, est une série qui remplis toutes les cases mais qui n'a pas a se plaindre de l'absence du même dessinateur de couverture dans ses pages. L'artiste en question est Ben Templesmith. Autrement connus pour son travail sur Fell, Singularity 7 ou 30 Days of Night. Un brave homme. C'est lui dont le travail m'a attiré vers cette preview de Wasteland et je lui en suis reconnaissant.

Un cowboy rencontre des êtres étranges au language incompréhensible. Il n'a pas l'air surpris le moins du monde et se débarasse de ses adversaires avec facilité bien que ce ne sois pas non plus un roi de la castagne. Il a un petit secret semble t'il, un pouvoir psychique quelconque. Après avoir récupéré les objets de valeurs des mains froides de ses assaillants, le voila repartis vers une ville ou nous nous retrouvons avant lui. Deux autres personnages font alors leur apparition, une jeune femme qui semble tenir le poste de force de l'ordre et une viel homme, marchant et érudit du coin. C'est autour d'un appareil repetant sans cesse un même message dans une langue étrange (mais que semble comprende la jeune femme et notre cowboy) et une lettre que le couple va se former et que l'histoire va commencer. Rien de plus car l'offre se limite a la moitié du premier numéro, un numéro qui sera double quand il sortira, et ça pour le prix d'un simple. Oui, entre le comics et Edouard Leclerc il n'y a qu'un pas, vous ne le saviez pas ? Pour vous procurer cette histoire, passez voir ces messieurs sur leur site.

Ce que j'ai aimais dans cette histoire, et ce pourquoi j'ai choisit de mettre le personnage du cowboy en avatar, c'est ce graphisme assez dépouillé mais convenant parfaitement a une série a l'ambiance mystérieuse. Le regard effacé derrière un chapeau, on pourrait même presque sentir le vent passé dans les buissons a travers les traits de crayons. Les personnages ne sont pas encore totalement formé mais n'évoque pas non plus une histoire grillé d'avance. Seul le classique du pouvoir psychique et du saignement de nez ainsi que la vielle rengaine de l'étranger arrivant en ville et foutant le boxon, sont des routes balisés. Et encore, ce n'est pas tout a fait vrai car le boxon semble être déjà présent dans cette ville et dans ce monde et ce type ne changera pas grand chose. Encore quelque chose qui me plait, ce manque d'idéalisme. Le manga a souvent cette mauvaise habitude de vouloir rendre ses personnages décisifs. Comme si on ne pouvait pas écrire d'histoire sans que le héros ne sois pas un idéaliste hors norme. Ici les personnages rentrent dans la norme du monde dans lequel ils vivent, et c'est cela qui fait vivre a la fois leur univers et leur propre personnalité. Deux auteurs inconnus, une couverture aguichante, allez on prend le comics dans ses mimines et on feuillette. On ne laisse pas passer. Et puis merde vous avez une bonne grosse preview pour vous permettre de vous faire un avis !

Sunday, July 02, 2006

Masked Marvel huh ?

Nouvelle série dans les racks et pas un nouvel off shot des mutants préférés de tout les consommateurs de Curly du monde, ouvrez la bouteille de champagne ! Enfin, non, pas vraiment. Le concept est tout de même sympathique. Dans l'univers Marvel que nous connaissons tous existe une compagnie de comics qui édite en comics les histoires des super héros qui peuplent cette univers. Et bien sur, dans cette compagnie, nous retrouvons tout les scénaristes et les dessinateurs que nous connaissons. Normal, puisque ce sont eux qui scénarisent et dessinent les histoires que nous lisons chaque mois. Le jour ou commence notre histoire, un dessinateur et un scénariste, tout les deux très enthousiaste vis a vis de leur histoire sur un jeune super héros appelé Masked Marvel et qu'ils aimeraient publier chez Marvel. Mais voila qu'Electro arrive et terrorise le staff. Boum ! Aaah ! Ouf ! Bon, emballé s'est pesé et merci le Masked Marvel d'être intervenus a temps. Pour une histoire c'est plutot court mais ce n'est qu'un petit recit bonus trouvable dans le dernier numéros de X-Men.

L'histoire étant résumé, passons a la critique. D'abord le dessin se place dans la même lignée que celui de Stuart Immonem mais sans l'efficacité et la maitrse de l'outil informatique dont fait preuve le canadien. Un effort efficace et convenable mais qui ne procurera pas un degré d'interet supérieur a qui s'interesserait a cette série. Le héros en lui même est d'un basique a mourir. Le Masked Marvel est exactement le genre de héros que l'on aurait put voir débarquer dans un comics Image quand ceux là appreciait publier les séries de leur potes pour la simple, et "bonne raison", qu'ils étaient leur pôtes. Un concept qui tient sur une demi private joke reservé aux afficionados des comics shops c'est assez maigre et ça ne passera surement pas le cap des douze numéros. Et je suis optimiste. Si je l'étais par contre je verrais dans cette série une envie de donner une nouvelle dimension aux séries Marvel en publiant entre tout les récits de super héros une série originale se déroulant dans le monde de la publication. Le problême est en fait le héros en lui même qui est aussi plat quand il est en costume que quand on le cotoie en tant que scénariste. Peut être n'est ce qu'une médiocre introduction a un bien meilleur concept mais je doute. Je doute beaucoup.

Batman #654 - Face the face


Quand on a donner les clés de la série Batman à James Robinson on a surement lui donné pas mal de crédit pour qu'il bouge un peu tout cela. Et autant le dire simplement, il l'a fait. Alors on va surement crier a l'infamie en voyant un Batman plus humain prendre des décisions que n'aurait pas prise sa version précédente mais au moins cela donne un courant neuf a un personnage qui aurait finis par s'autoparodier en devant trop froid et calculateur et donc en s'éloignant du super héros et en devenant un autre sociopathe dans les rues de Gotham City. Il n'en reste pas moins un névrosé de première classe. On ne sort pas le soir dans un costume de chauve souris pour rendre la justice même quand on a vu nos parents mourir devant nos yeux. Mais quand a la deuxième page, une case entière est consacré a un plan de coté ou Batman apprends que quatre policiers sont morts, et ou celui ci semble concerné, alors effectivement on comprends que ce changement de nature va prendre une ampleur bien plus importante et que ce n'est pas juste un changement que les fans remarqueront a la loupe. Rien que la conclusion de cette histoire dans le manoir Wayne démontre encore mieux que Batman et Bruce ne seront pas deux personnes différentes mais deux face d'une même pièce.

Autre changement, ou plutot retour en arrière, avec la réapparition d'un enemis du justicier de Gotham City qui avait pourtant disparut en grande pompe dans les pages de Hush (de Jeff Lob et Jim Lee) . Mais bon, ça c'est une habitude. Par contre, surprise, on fait apparaitre une nouvelle tête qui avait été introduite dans les pages de l'excellente mini série Arkham Asylum (mais pas celle de Grant Morrisson et de Dave Mc Kean). C'est donc avec moulte revelation et des changements radicaux que la première histoire de Batman se déroulant un an après les evenements de Infinite Crisis que le Gotham City nouveau se dévoile. De bonnes idées mais une narration tout de même un peu bancales dans les premières pages avec des changements de lieux et de temps qui ne sont pas très clairs. On se demande un peu quand est censé se dérouler ce dialogue dans le bureau du commissaire Gordon et si les cases ou Batman et Robin se trouvent dans le zoo ne sont pas en fait des flashbacks. Quand a Don Kramer il est plus que competent pour conserver l'atmosphère noir et réaliste de cette histoire mais souffre de quelques problêmes pour des personnages qui le sont beaucoup moins. Donc dès que l'on vois un super vilains défigurés cela deviens un peu moins crédible. Par contre son Batman est tout en muscle et dégage une certaine force tout en ne le rendant pas inhumain. Autant dans le scénario et dans le dessin, c'est un bon compromis entre qui conviens assez bien a la série tout en la rendant plus neuve et peut être plus dynamique. Mais ça on le verra avec les numéros suivants.

Amazing Spiderman #533 - the Night the War came home

Comment j'en parlais dans un post précédent, notre cher Spiderman a pris une décision qui viens d'affecter toute son histoire et de changer radicalement la direction que prendront ses histoires pour les années qui suivront, peut être même jusqu'a la fin de l'existence de ce héros. Alors que le numéro des Fantastic Four traitait plutôt d'un point de vue ideologique, ici c'est le coté looser du héros qui exposé et prend encore plus de sens que dans les histoires que j'ai put lire de lui depuis quelques temps. Certains pensaient que la revelation de l'identité de Peter Parker au monde entier allait rendre le héros moins personnel et trahir son caractère de personnage tourmenté de tout coté mais ils se sont bien largement trompés. Reveler son identité secrète viens de causer un enorme tas de problême au tisseur et Mr Straczynski (oui, encore lui) le montre bien durant le voyage que Peter effectue entre la conférence de presse et son logement dans la tour des Avengers.

J Jonah Jameson tout d'abord réagit comme le grand enemis de Spiderman qu'il est et en enclenchant une vendetta peut être encore plus virulente que celle que le Daily Bugle a jamais mené. Les detracteurs ensuite semble être bien plus nombreux et tout comme les detracteurs de l'avortement qui manifestent devant les cliniques aux Etats Unis ils ne cachent pas leur haine a son egard. Un peu d'humour tout de même et quelques repliques amusants mais le ton est clairement donné vers des evenements de plus en plus dramatiques. Encore une fois, ses grands pouvoirs vont lui incomber encore plus de responsabilités et la galerie d'histoire possible dans le cadre de cette série viens juste de se renouveller. Ron Garney est quand a lui juste compétent dans son rôle de dessinateur et use d'un style assez proche de John Romita Jr (Wolverine, Hulk) mais sans toutefois briller. Cela est sans doute due a la colorisation par ordinateur qui manque de variété mais d'un point de vue visuel, tout comme Mr Mckone, les illustrations ne renforcent que peu l'impression de malaise que ressent le personnage principale alors que sa vie prend un nouveau tournant qui s'annonce comme des plus perilleux. En fait, en lisant ce numéro, on se demande bien qu'elle est le point positif de cette revelation et si ce n'est pas une des plus grandes erreurs que Peter Parker viens de commettre. Peut être même la plus grande depuis sa décision de ne pas arrêter le futur meurtrier de Oncle Ben. Et nous savons tous ce que cette décision lui a couté.

Fantastic Four #536 - Street fighting

"New reader's friendly" est une de ces expressions que seules les comics peuvent dispenser sur leur couverture. L'histoire que contiens un comics de super héros est automatiquement lié a des années d'évenements, de remaniements, de revelations et de drame aux ramifications plus ou moins profonde. Essayer d'y echapper reviens a chasser sa propre queue (quand on est un chat, ou un chien ... enfin, ce genre de queue, vous voyez ?). C'est pour cela qu'en lançant une histoire tel que Civil War et en la promotant par des medias qui ne sont pas affiliés directement au monde du comic book, Marvel prend un risque important en procurant un boost certains a ses titres mais en prenant le risque que beaucoup de personnes ne suivent pas les intrigues déjà commencé dans chacune des séries. Fantastic Four, par exemple, avec son numéro #538, propose une vision assez contrebalancé de la guerre que se mène Iron Man et Captain America. Ont peut être d'accord avec certains sans pour autant aller se battre. C'est aussi ce point de vue que défendent aujourd'hui de plus en plus de personnes en ce qui concerne la guerre en Irak. Alors que les soldats revenant du Vietnam avait été haïs par la population qui s'était retourné contre ce conflit, les soldats present en Irak sont maintenant regardés eux aussi comme des combattants que l'on peut respecter mais sans pour autant être en accord avec les raisons de cette guerre.

Ne pas haïr ceux qui ne sont que d'autres victimes dans ce conflit. C'est cette position que Ben Grim, alias the Thing, introduit dans ce numéro quand il s'exprime devant quelques manifestant désireux de protéger leurs quartiers et leurs héros. Pendant ce temps, le marteau de Thor, sujet de l'arc précédent ou le Docteur Doom tentait de s'en emparer, attire la foule tel Excalibur que l'on tente d'arracher de son socle. Deux histoires parallèle qui demandent donc un degré variable de connaissance de l'univers Marvel et aussi deux tons très différent puisque l'histoire du marteau et de ceux qui tentent de le soulever est plutot placé sous un angle comique tandis que tout ce qui concerne Civil War, et surtout le coma de Johnny Storm, battus par une bande de type attendant a l'entrée d'une boite de nuit et désireux de passer leur colère sur "un de ces héros responsable de la mort de tant de gens" (voir Civil War #01). Du grave et du moins grave mais tout se tiens et s'enchaine assez bien pour que la lecture du numéro se fasse sans aucun ennuis. On aura surement du mal a reconnaitre le Puppet Master et le Mad Thinker (que je n'avais jamais vu en dehors des fiches des Strange Special Origin, c'est dire leur ancienneté) mais le neophye survivra. C'etait par contre la première fois que je lisais un comics de Mr McKone (contrairement au scénariste, Mr Straczynski [Rising Star, Supreme Power, Amazing Spiderman, Babylon 5]) au trait assez moderne, avec quelques reminiscence de Jae Lee, mais dont la version un peu trop cartoon de the Thing ne me reviens pas. Peut être est ce la rencontre entre un personnage assez peu réaliste et un environnement dont les protagonistes ont une apparence plus humaine mais le front bas et les rochers un trop encré ne font pas bon ménage a mes yeux. Mais pour qui suis les Fantastic Four cela ne devrait pas poser de problêmes majeurs. Une pièce interessante dans le puzzle que forment les divers numéros affiliés Civil War et un bon compromis entre les histoires en cours et l'évenement majeur actuel de l'univers Marvel.