Je ne lance cependant pas un appel à témoin en écrivant ce nouveau post. Ce que je voudrais faire c'est réagir au derniers commentaire anonyme qui a été laissé à la suite de mon article sur death note. Cette personne n'est pas du tout d'accord avec moi et pense que death note est une très bonne bande dessinée qui mérite que l'on "se masturbe intellectuellement" dessus. De ce coté là, je ne peux que lui donner raison car Death Note relève bien de la masturbation intellectuel. On y voit des personnes réfléchir encore et encore. Le problème c'est que le rendu se lit plus qu'il ne se regarde. Et c'est là d'où viens le problème de Death Note. Ce n'est pas un livre, c'est un manga.
Je ne prétends pas ici dicter des régles sur ce que doit être un bon manga ou ne doit pas être. Ce que je pense s'applique tout autant à tout type de bande dessinée. Un media dont la particularité est de mélanger le texte et l'image.
Je ne reviendrais pas sur Death Note car je pense que tout ce que j'ai dit est assez clair pour ne pas mériter d'y revenir. Ce qui mérite peut être d'être expliquer un peu plus c'est peut être ce que j'attends dans une bande dessinée et ce que je ne trouve pas dans Death Note. Pour se faire je me servirais du fantastique ouvrage de Scott McCloud, "Understanding comics : The Invisible Art" (disponible en français).

A l'intérieur de ce passionant ouvrage (assez théorique tout de même et reservé a un lectorat déjà assez familié avec le monde de la bande dessinée) on y traite du lien entre l'image et le dessin. Un lien que l'on peut placer au centre de la définition de la bande dessinée en temps que média au même titre que le découpage en case ou la planche du dessinateur.
L'image peut complémenter le dessin ou inversement, le texte peut parler de la case ou l'image peut illustrer une toute autre phrase que celle que l'on trouve dans la case (pour un dialogue intérieur, par exemple). Les possibilités sont multiples et laissé libre au scénariste et au dessinateur. C'est dans cette équilibre que va se décider la force de l'oeuvre et faire de l'histoire une bonne bande dessinée.

Je n'ai pas necessairement besoin que l'on me donne beaucoup d'explications sur ce qu'il se passe dans les cases. The Invisibles et The filth, deux histoires de Grant Morisson, emploi un style presque abstrait dans la manière de raconter l'histoire. Les dialogues sont parfois sans rapport avec ce qu'il se passe et les images peuvent raconter une tout autre histoire que l'on pourra lier métaphoriquement avec les thèmes abordés ou le développement intérieur des personnages. Beaucoup taxent Grant Morisson d'être un auteur prétentieux qui ne fait que de la masturbation intellectuel. Franchement ? J'aurais du mal à nier que le travail de Morisson est difficile d'accès. Mais c'est cette obstacle crée par la complexité du lien entre les images qui facilite mon immersion dans les univers de the Invisibles et de the Filth. J'en ressort avec une histoire complexe et des personnages unique du fait de la masse d'information que je déduis de ce que j'ai lut et de ce que j'ai imaginé grâce aux images.
Bien sur, en ouvrant Death Note je n'ai pas pensé y retrouver le travail de Morisson, et de toute manière je n'ai pas pour seul activité de lire des histoires de ce genre. En revanche je pensais y trouver une histoire où les images et le texte me raconterait quelque chose en se complétant. Pas une illustration direct des bulles ou une série de case ne servant qu'a montrer les personnages réagir avec de la joie ou de la colère.
Si j'avais eu envie de lire une histoire de ce genre, j'aurais lu un livre avec quelques illustrations sur le coté.
J'espère qu'avec ce complétement d'information mon avis sera mieux compris et que, si commentaire il y a une nouvelle fois, ils seront tout aussi interessant que ceux que j'ai pu lire précedemment.