Friday, July 30, 2010

Captain Britain and MI13 de Paul Cornell et Leonard Kirk (Marvel)


Publicité mensongère! Le héros de cette histoire n'est absolument pas le capitaine de l'Angleterre, bien qu'il participe activement à l'histoire, mais un dénommé Pete Wisdom. Alors, bien sûr, quand on vend un comics, on s'appuie sur un personnage que les gens connaissent un minimum et le nom de Captain Britain à, au moins comme intérêt, de situer précisément l'action. L'Angleterre a ses héros et elle va donc avoir une équipe gouvernementale dirigé par un agent des services secret, le susnommé Pete Wisdom.

Celui ci a déjà eu droit à une mini série où sa personnalité de de manipulateur dont les calculs froids cachent un homme brisé, déterminé à travailler pour son pays et le protéger même si il doit faire tout les pires compromis au monde. Cette série de courte durée, seulement trois volumes et puis s'en va, faute de vente (note: la série serait sur le retour grâce à son succès critique), pousse a bout ses limites, nottamment quand, dans le dernier volume, Dracula arrivera de sa planète vampirique pour prendre possession de la planète. Entre temps, il aura fallu faire face aux Skrulls et aux pouvoirs maléfique résidant aux frontières de l'Angleterre, pays riche en être magique.

Ceux qui constitue l'équipe de Wisdom et de Captain Britain sont les suivants : Le Chevalier Noir, Faiza, une jeune femme médecin de confession musulmane dont les pouvoirs télékinétiques se déclarent dans le premier numéro, Spitfire et Blade. Le même Blade des films. Le chasseur des vampires. Lui aussi aurait pu prendre la première place et figurer en couverture? Sauf que la série ne s'appelle pas Captain Britain AND THE MI13 pour rien. Un faux air de James Bond plane dans les aventures dans lesquels se retrouvent cette équipe mené par un spécialiste de la manigance. Un manipulateur pourtant bien faillible qui frôle parfois la catastrophe et se rend encore plus sympathique aux lecteurs par sa résilience devant le danger.

Tout comme dans les X-Mens où tout les personnages possèdent leur talon d'Achille, les membres de ce groupe de super héros n'ont de super que le nom. Chacun doit faire face à son lot de problème personnel qui le dévore et menace de le projeter dans les limbes. Le deuxième volume contant la rencontre avec une entité mystique absorbant l'énergie vitale en offrant en retour d'exaucer les vœux les plus chères de chacun en sera une excellente illustration et poussera chacun dans ses retranchement. Tant de potentiel encore à découvrir mais déjà exploré dans ces trois recueils aux menaces cosmique et fantastique à la frontière entre le cosmique et le magique. Du pur blockbuster aux acteurs attachant, campés par le trait solide et et puissant de Leonard Kirk, on ne peut plus efficace pour des personnages capable des plus grands exploits mais dont le visage et les actions révèle de simples être humains, et Paul Cornell, un scénariste manipulateur en chef qui semble prend autant de plaisir à manipuler le destin de ses héros qu'à les réconcilier avec leur tourment. Un univers dont il serait dommage d'attendre la traduction quand les tomes en VO vous attendent avec autant d'impatience que vous en aurez à tourner les pages.

Friday, July 23, 2010

Scarlet #01 - Le terrorisme au nom de la vérité


Avec son air de filledurock, Scarlet est un sujet parfait pour ce site, même si ses préoccupations n'ont rien de commun avec celle, toute innocente, de ce site. Crée par Brian Michael Bendis (Powers, New Avengers, Daredevil) et Alex Maleev (Daredevil), cette toute nouvelle création est d'abord née de l'envie des deux auteurs, après avoir collaboré pendant plusieurs années à écrire la destinée du diable rouge de Marvel, Daredevil, de créer une série qui leur soit propre.

Scarlet n'a pourtant rien de super héroïque. En revanche, elle a en commun avec les héros costumés de vivre une sorte de tragédie grecque qui va la pousser a agir pour que justice soit rendu. D'adolescente insouciante elle devient alors une jeune femme insufflé par une pulsion vengeresse qui n'a toutefois rien de commun avec un anti-héros comme le Punisher, même si la couverture pourrait laisser le contraire.

Scarlet s'adresse d'abord constamment au lecteur pour raconter son histoire et expliquer ses intentions et ses raisons. Briser le quatrième mur est un fait coutumier plus aussi exceptionnel qu'à l'époque d'Animal Man où le dit héros découvrait le regard inquisiteur des lecteurs. Sans avoir conscience d'être une héroïne de papier, Scarlet emprunte au théatre cet instrument qu'est l'aparté pour faire part à l'auditoire de ses état d'âmes. Le lectorat est pris en témoin de manière a ne pas être détaché des évènements qui vont conditionner son départ en guerre contre la société.

Les évènements qui bouleversent la vie de Scarlet sont aussi tout à fait réaliste, bien qu'exceptionnel, et pousse donc le lecteur à se comparer à l'héroïne. Les illustrations d'Alex Maleev apporte quand à elle l'humanité et le ressenti nécessaire à retranscrire la violence des évènements et la pulsion de vie qui les feront passer du fictif au semi réaliste. Sans être politisé, le scénario de Scarlet est celui d'une prise de position morale d'une femme sur une machination dont on ne sait encore si elle le fruit d'une paranoïa ou d'un réel complot. Le dilemme n'est bien entendu pas résolu et laissé en suspend pour les prochaines séries de vingt quatre pages. La puissance et l'originalité de la narration laisse présager d'une histoire à la hauteur du talent de ses auteurs et du défi que ce personnage lance contre la Justice, rétablir la vérité ou mourir en luttant.