Wednesday, November 25, 2009

Shivering sands de Warren Ellis (lulu.com)


Entièrement édité par Ellis et son collaborateur de longue date, la dénommé Ariana, Shivering sands est une collection d'essais publiés par Bad Signal, la mailing list de l'auteur, divers articles et quelque pages de post twitter. Assouvissant ainsi un besoin personnel de collecter ses propres écrit tout en proposant une compilation d'écrits trop variés pour être relié par un thème autre que son propre nom, Ellis montre le chemin vers une auto édition moins couteuse que l'édition à compte d'auteur et débarrassé du filtre de la maison d'édition.

Celui-ci est essentiel dans le monde de l'édition mais inutile pour des articles à la liberté de ton garantit par le public de passionné auquel il s'adresse. D'après mes souvenirs, aucune modification n'a été apporté aux anecdotes ou aux flash de chroniques musicales d'Ellis. Ses posts Twitter, dont le fantastique enchainement de post sur sa manière de consommer de la viande, sont reproduits sur un support toujours aussi pratique (quoi qu'en dise Amazon et son kindle) pour une plongée tête la première dans le monde d'un Ellis franc qui ne parle qu'en son nom de ses obsessions, ses idées, sa vie, sa cuisine et ses anecdotes d'auteurs touche à touche dont le travail ne connait pas de frontière entre les médias.

Les fans de longue date de Warren Ellis n'apprendront rien de nouveau en lisant ce recueil mais tous ceux dont la passion n'atteint pas le besoin d'être connecté 24 / 24 au cerveau de leur auteur favoris retrouveront assez de traces du génie de l'auteur de Transmetropolitan, Desolation Jones et The Authority pour y mettre la somme demandé.

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Saturday, October 24, 2009

Placebo - Rock sur ordonnace de Thierry Desaules (Editions Alphée - Jean-Paul Bertrand)


Quinze années de Placebo et toujours autant de passion autour de ce groupe. "Nancy boy" m'avait, moi aussi, marqué à sa sortie. Le style et la voix de Brian Molko impressionnait alors ma petite tête d'ado. Un peu plus tard "Nancy boy" me reste à l'esprit grâce a un très beau clip. Placebo a l'art de la mise en scène mais pas celui de garder mon attention. J'oublie tout ce que peux bien représenter ce groupe pour un adolescent jusqu'à la lecture de cet ouvrage consacré à la carrière et, surtout, à la vie de Brian Molko.

Thierry Desaules, journaliste de profession, y raconte dans les moindres détails l'enfance du trio, la formation du groupe et les événéments marquants, médiatiques et personnels. Entre les extraits d'interviews du groupe, de proche et de collaborateurs, Desaules détaille les influences avoués des musiciens et leurs envies. Sa voix, en revanche, celle du journaliste, est mise sous silence pendant toute la durée du livre. Je peux comprendre que l'on soit fan d'un artiste et qu'on l'aime suffisamment pour y consacrer deux cent pages. En revanche, je suis très étonné de l'adulation que celui-ci porte aux moindres faits et gestes du groupe. Chaque concert, chaque chanson, chaque nouvel album est présenté sous un angle positif, enthousiaste.

"Rock sur ordonance" n'est pas qu'une ode à Placebo, c'est une profession de foi. Les témoignages de fans qui occupent la vingtaine de pages, avant la discographie détaillée, viennent asseoir cette impression de culte. Brian Molko est un être unique et fascinant dont le regard seul émerveille et guérit quand il se porte sur ses fans. Celles-ci en chantent les louanges et l'on peut se douter qu'il en est de même pour l'auteur tant sa propre voix ne fait qu'accompagner en cœur le sentiment d'exaltation qui entoure le groupe et sa musique.

Admiration sans limite pour le groupe mais aussi pour tout ses collaborateurs. Lors d'une partie consacrée à l'enregistrement de l'album de reprise de Serge Gainsbourg par des artistes français et internationaux, on apprend donc que Françoise Hardy est "l'icône absolue des rockers britanniques". Tout le monde n'est pas seulement beau et gentil mais aussi fantastique, talentueux et génial. Un débordement de louanges fatigantes pour le regard critique que je porte sur ce groupe dont je ne suis pas fan. Il est donc probable que les fans désireux de lire une biographie détaillée de l'artiste y trouveront leur compte. D'analyse journalistique et musicale, l'auteur n'en fait aucune et s'arrête donc à détailler succinctement la biographie des groupes et artistes que les musiciens reconnaissent comme influence.

Claire et facile à lire, cette biographie se veut détaillée et complète et n'use d'aucun effet de style. Une décision un peu surprenante puisque l'auteur a déjà écrit un roman et aurait pu démontrer ses prouesses littéraires à quelques occasions. Or, en dehors de la première page servant de description à la ville d'enfance de Brian Molko, l'auteur use d'un style dénudé et riche en adjectifs dithyrambiques pour raconter l'existence de Placebo. Comme si le groupe devait être adoré sans jamais questionner chacun de ses faits et gestes. Ses défauts plairont peut être aux fans passionnés comme ceux dont la foi enthousiaste sert de conclusion approprié à cet ouvrage.

Saturday, October 03, 2009

Thirst de Park-Chan wook


Sang-hyeon, prêtre coréen désespéré de sauver des vies et de ne pas juste prier pour leur salut dans l'autre-monde, rejoint un centre de recherche africain sur le virus Emmanuelle. Similaire au virus Ebola dans ses effets, le virus Emmanuelle est meurtrier et ne laisse aucune chance de survie à ceux qui en sont infectés. Des 500 personnes infectés volontairement par le virus, Sang-hyeon sera pourtant le seul survivant après avoir été transfusé d'une dose de sang d'origine d'inconnu. A l'insu du personnel médicale et de lui-même, à son retour en Corée, il se transforme progressivement en vampire et le gout du sang devient irrépressible ainsi que celui de la chaire.

Thirst, neuvième film réalisé par Park Chan-Wook (JSA, Old Boy, Lady Vengeance), l'un des chef de file du cinéma coréen et l'un des réalisateur les plus talentueux de sa génération, entreprend de se réapproprier le mythe vampirique. Érotique, sanglant et romantique, Thirst use des codes du film de vampire pour raconter la découverte progressive de la vie par un prêtre dont l'existence a toujours été tourné vers les autres.

Sang-hyeon n'embrasse pour autant pas ses nouveaux dons et son ouverture sensorielle (les vampires sont ici dotés d'une force surhumaine, de sens sur-développés et d'un pouvoir de régénération) et interroge sa foi chrétienne. Tout au long du film il évoluera dans sa manière de considérer sa propre nature jusqu'à un final mémorable et silencieux. Thirst diffère donc très fortement d'un conte fantastique comme Old Boy dans son calme où se mêle violence, touches d'humour grinçants et érotisme (qui "rend manifeste la dualité, la multiplicité incluse dans l'unité" selon l'anthropologue Jean-Pierre Vernant). Le pacte scellé par l'acte sexuelle entre Sang-hyeon et Tae-joo est tout aussi centrale que dans Old boy. L'attention est alors porté sur les détails, le jeu de regard. Les acteurs ne produisent pas une scène fantasmé mais tout simplement réaliste où deux êtres apprennent a s'aimer dans une étreinte charnelle puissante et forte en symbolisme.

Le scénario passe donc au second plan puisqu'il, somme toute, assez prévisible. Le jeu des symboles, les scènes se retrouvant en écho durant le film (le discours de Sang-hyeon dans le confessionnal et celui qu'il tiens plus tard à Tae-joo sur le suicide ou les préliminaires de l'acte sexuelle reproduit lors de la scène de la "résurrection") et la mise en image des tourments des personnages forment la majeur partie du film sans que le réalisateur ne perde le rythme de son œuvre. Je ne suis donc pas ennuyé une seule seconde, ni n'ai eu besoin de regarder ma montre durant la projection, tant j'étais absorbé par la beauté des images et le jeu des acteurs.

Ainsi, Kang-oh Song ne manque pas à sa réputation et prouve qu'il est capable d'interpréter des personnages extrêmement variés (voir ses performances dans Memories of murder, sa folie dans Le Bon, la Brute et le Cinglé et les transformations de sa personnalité tout au long de Thirst, tant innocent, enjôleur, dominant, dominé et résigné). Quand à Ok-vin Kim, elle excelle dans un rôle de femme frustré devenant progressivement manipulatrice pour finir par être un véritable chat quand elle joue avec ses victimes.

Park-chan Wook continue donc de faire évoluer son cinéma et use de ses leçons apprises dans ses précédents films. Thirst use de l'absurde et du développement subtile des relations amoureuses de I'm a cyborg tout en retournant vers la beauté épique et déchiré de Lady vengeance. Park Chan-wook wins again.

Sunday, September 27, 2009

Videodrome de David Cronenberg (1983)


Réalisé en 19823, soit un an après ma naissance, la vision cyber punk des années 80 qu'invoque Videodrome pourrait tout autant s'adapter au 21ième siècle si l'on le débarrasse des traces laissés par la mode de l'époque. Visionnaire est le mot.

Max Renn, directeur d'une chaine cablée où sont diffusés des films érotiques et violents, est à la recherche de la prochaine stimulation visuelle qui attirera le public. La découverte d'un programme pirate intitulé Videodrome par un de ses techniciens va le plonger sur la trace d'un programme irréel où l'on assiste à des scènes de tortures gratuites. Invité a une émission de télévision, il fait la rencontre d'une présentatrice d'émission radio, Nikki Brand, et d'un Marshall MacLuhan allumé prénommé Brian O'Blivion. Chacun va alors prendre place dans l'enigme Videodrome jusqu'à ce que le programme finisse par engloutir son être et sa santé mentale.

Tout en étant marqué par la technologie maintenant dépassé de l'époque, Videodrome est la porte ouverte vers de nombreux concepts sur l'influence de la télévision sur notre psychisme et la place des médias dans notre société dans un fantasme cyber-punk. Une heure et demi et Cronenberg construit un thriller futuriste permettant la rencontre de l'érotisme, de la machine, de concepts ayant traits aux sciences de l'information en oubliant pas quelques effets gore absolument pas gratuit. Pourrait on faire aujourd'hui un film pareille et se permettre une sortie en salle aussi importante ?

Incroyablement intelligent et complexe, les idées que véhicule Videodrome ont ensuite été maintes fois réutilisés dans des films aussi variés que Matrix et Tetuso. L'influence du psychisme sur la réalité. La rencontre de la chaire et de la machine. Ce n'est pas un hasard si ce même réalisateur canadien a ensuite réalisé Crash, l'adaptation du roman de JG Ballard, et le Festin nu, l'oeuvre majeur de William Burroughs, deux des auteurs les plus important du 20ième siècle. Le réalisateur prend ainsi sa place dans le panthéon grâce a des images aussi marquante que cette pénétration d'une vidéo cassette dans l'orifice en forme de vagin qui s'ouvre sur le corps de Max Renn ou les dernier mots de ce même héros / anti-héros incroyable. "Long live the new flesh". Un point finale suffisant pour un monument qui vit encore aujourd'hui et continue de se prolonger dans l'esprit de nombreux autres créateurs.

Tuesday, September 22, 2009

Rip it up and start again (post punk 1978 - 1984) de Simon Reynolds


Pour un gamin à l'investissement tardif dans le monde de la musique, vers 17 ans avec Follow the leader de Korn, le post punk ne voulait rien dire. Né en 1982, deux ans après la fin, je n'en aurais pas même vu les crédits se dérouler à l'écran. C'est en lisant la presse anglais, milieu d'où proviens l'auteur de ce dit livre (aussi auteur de Energy flash : a journey through rave music and dance culture et Blissed out : the raptures of rock) que les noms de Pere Ubu, Joy Division et Cabaret Voltaire ont commencé a se répéter dans les chroniques. Auparavant, les articles de Rock sound m'avait inculqué quelques notions tout en me baignant dans ma douce innocence de fan de neo metal français (chacun son fardot). Rip it up and start again est donc la découverte d'un univers devant lequel j'ai slalommé jusqu'à présent mais que Simon Reynolds réussit a rendre attractif et vivant.

Véritable archiviste du moindre single ou des changements de personnels, Reynolds mêle a sa passion pour ces groupes la rigueur d'un journaliste musicale mélomane et érudit. Les traits se tracent entre les époques et les pays pour recréer la genèse de The Fall, Joy Division, Public Image Ltd et même Frankie Goes to Hollywood dans un des derniers chapîtres.

Plus que l'histoire d'un mouvement, Rip it up and start again est l'histoire d'une mentalité qui s'est exprimé dans la scène post punk britannique, les débuts de la musique electronique, la scène no wave, l'avant garde new yorkais, les débuts de l'indus, le gothic et la musique pop dans sa globalité. Les extraits d'interviewés sont décortiqués, placés dans leurs contextes et enrichit de la perspective de l'auteur. Les chapitres sont donc denses et riches en information mais le tout est fluide.

A l'instar de Michael Baxandall, historien de l'art auteur, entre autre, d'une analyse de la peinture italienne, Simon Reynolds retrace les sources d'influences et permet au contexte historique de prendre sens. Enthousiaste et passionnés, il agit comme un vrai chroniqueur en ne donnant pas simplement son avis mais en le replaçant dans une optique claire qui permet de se former sa propre opinion. 537 pages et assez peu d'illustration, une bibliographie fournit et des milliers de références de chansons que les l'on peut ensuite traquet sur d'obscures compilations ou sur de grands classiques vendus à prix réduits, Rip it up and start again dégage la même énergie et le même enthousiasme a parler de ces groupes qu'eux même ont eu a créer certains des monuments les plus importants de l'histoire de la musique. Un hymne à la créativité et à l'inventivité qui ne s'effondre jamais dans la nostalgie.

Saturday, September 12, 2009

Moon de Duncan Jones


Réalisé par Duncan Zowie, le fils de David Bowie dont l'anonymat n'aura pas fait long feu, Moon est son premier long métrage après un court en 2002 (Whistle). Sam Bell (Sam Rockwell), un astronaute au commande d'une station lunaire servant a renvoyer du carburant sur Terre pour le compte de Lunar Industries, n'a plus que deux semaines à tirer avant de rejoindre sa femme et sa fille et de quitter cet environnement où il vit avec GERTY (doublé par Kevin Spacey), l'ordinateur de bord chargé de la maintenance de la base. Fatigué et fleurtant avec la dépression, Bell est victime de son inatention quand, lors d'une sortie, il a un accident. Le premier twist, qui est révélé dans la bande annonce, ne tarde pas a se dévoiler puisque en retournant sur les lieux de l'accident, Sam Bell va découvrir un homme en tout point identique à lui.

La suite du scénario est alors assez prévisible pour un habitué des intrigues de science fiction. La force de Moon est alors de ne pas perdre le spectateur grâce à l'interprétation maitrisé d'un Sam Rockwell qui se dédouble à l'écran pour jouer un personnage physiquement identique mais fondamentalement différent dans sa perspective des événements. Tout au long de l'heure et demi, l'action ne tourne pratiquement qu'autour de lui et il se porte à la hauteur de la tâche qu'il lui incombe pour faire de Sam Bell un être humain fragile et touchant.

Moon porte aussi la marque d'un réalisateur prometteur qui se révèle surtout dans la dernière partie de son film. Segmenté par un abus de fondus enchainé au début, la réalisation devient beaucoup plus intéressante par la suite dans l'univers confiné de la base lunaire où tout se déroule. Les scènes en "extérieurs" n'abusent donc pas des effets spéciaux futuristes dont Moon aurait pu se barder pour justifier sa place de film de science fiction. Comme dans les bons romans du genre, Zowie préfère privilégier le développement d'une problématique pour interroger le spectateur sur un futur probable tout en mettant en scène, plus qu'un environnement futuriste mais une situation dramatique.

L'intelligence du réalisateur a donc été de mettre au centre de son film un acteur époustouflant dont l'interprétation est mise au service d'un scénario de science fiction dramatique et intelligent. Pas totalement à la hauteur de mes espérances du fait d'une réalisation encore un peu hésitante, Moon laisse toutefois un arrière gout amer bien prononcé une fois la dernière image projeté. Preuve que l'on vient de voir plus qu'un divertissement mais une tranche de vie d'un personnage que l'on aura bien du mal a oublier.

Thursday, September 10, 2009

Fear of Music : Why people get Rotkho but don't get Stockhausen de David Stubbs


Tous les lecteurs d'eklektik ont forcemment été une fois confronté à des remarques désobligeantes sur leurs gouts musicaux. Situation classique : un proche, un collègue, un camarade de classe vous demande ce que vous écoutez comme musique ? Attendant une réponse consensuel, du type "un peu de tout sauf du rap et du r'n'b", votre interlocuteur est troublé quand vous lui répondez honnêtement "du metal" ou "des groupes suédois" ou alors quand vous éludez la question en y coupant court pas un très général "du rock en général, du rap, de la musique électronique".

Le malaise s'installe alors de plus en plus quand on vous presse de parler un peu plus de ce que vous aimez et que vous vous trouvez alors obligé de donner des noms de groupes qui ne diront strictement rien à votre interlocuteur. Il faudra en venir alors à l'étape tant redouté : celle du test. Vous passez vos écouteurs et appuyez sur play pour vous les voir retourner au bout de quelque secondes après que l'on vous ai regardé bizarrement ou en souriant, comme si l'on venait de découvrir un secret honteux sur votre personne.

Si ce récit vous semble un peu trop personnel vous auriez raison car j'ai tellement eu à faire avec ce genre de conversation qu'un être humain normal aurait préféré écouter R Kelly plutôt que de continuer a tenter de faire comprendre la musique qu'il aime à de parfaits étrangers (c'est comme cela que l'on fini chroniqueur en général).

La question posé par la couverture m'interpellait donc au plus haut point puisque, derrière le nom de Stockhausen se trouve un annuaire de groupes et d'artistes expérimentaux ou manipulant simplement des sonorités plus abrasives que la moyenne et dont le travail est le sujet de moquerie ou de regard perdus. L'auteur ment alors à son lecteur puisqu'il ne traite pas franchement la question jusqu'à la conclusion où il émet divers théories capable d'expliquer pourquoi la peinture d'avant garde est accepté tandis que la musique d'avant garde reste un mystère que le grand public qui fréquente les musées ne veut pas explorer.

A la place, David Stubbs nous raconte l'histoire de la musique d'avant garde et la musique populaire ainsi que les relations entre le peintre Kandinsky et le compositeur Schoenberg qui voyait réciproquement dans leurs travaux un même objectif ou les expérimentations sonores des futuristes et des dadaïstes. En 130 pages, Stubbs tente de mettre de l'ordre dans l'histoire de la musique et de comprendre pourquoi les avancées musicales ont toujours été repoussés pour réapparaitre ensuite dans les albums de groupes contemporains (il crée par exemple un lien entre Aphex Twin et Stockhausen).

Complexe et dense, l'écriture journalistique et les connaissances érudites de l'auteur font de la lecture de cet essai un passage recommandé pour quiconque s'est déjà retrouvé dans la même situation que moi même et possède un petit bagage dans l'art moderne pour pouvoir se repérer. Ecrit par un passionné pour des passionnés, Fear of Music ne décrypte pas totalement la question mais pose de nombreuses questions intéressantes sur la place de la culture noire dans l'évolution de la musique moderne et les motivations des différents artistes sans lesquels la musique moderne ne serait pas ce qu'elle est (Stockhausen et Cage en première ligne).