
C'est donc un large retard de plusieurs tomes que je rattrappe sur une seule lancée et forcement les erreurs ressortent plus vite aux yeux que si j'avais plus de temps pour digérer chaque tomes. Les dessins sont très beaux. Takeshi Obata est un dessinateur très compétent avec un don pour représenter les émotions sur les visages sans trop utiliser de détails. Rien que sur le personnage de L, aux yeux pourtant écarquillé et à la pose fixe, il sait faire des merveilles et le rend amusant et charismatique. Je pourrais faire le tour de chaque personnages de cette manière et revenir avec le même constat. Obata sait dessiner.
Tsugumi Obha par contre est un très mauvais scénariste et un pire dialoguiste. Qui lui a dit que la lecture d'un manga était plus agréable quand des monologues s'enchainaient tout le temps ? Qui ?! Donnez moi un coupable nom de dieu et cela m'évitera de le passer à tabac !
Ce n'est pourtant pas une notion si incroyable que cela qu'écrire une bande dessiné recquiert de faire un compromis entre le dialogue et le visuel. Les deux se complétent et donnent au récit cette dynamique propre qui distingue ce média des autres. C'est ça le principe, non ?
Mais, Ohba ne l'entend pas de cette manière. Il veut nous montrer que ses deux personnages principaux sont très intelligents, impressionent tout le monde et sont passés maître dans l'art des métacognitions.
Lexique. Les métacognitions sont un domaine de la psychologie qui analyse ce que chacun pense que les autres pensent. La représentation psychique du psychisme des autress. Passionant domaine de recherche. Franchement.
Mais dans un manga, est ce que j'ai besoin que l'on me refasse des démonstrations de ce genre à base de "L pense que Kira pense que si Light était Kira alors Light amenerait a manger du gateau à L".
Non !
Non !
Non !
Du coup, les personnages secondaires ne sont que des faires valoirs qui pourraient mourir en deux secondes. La mort des assistants n'auraient aucun impact sur l'histoire, de même que la disparition de la famille de Light ou de son père. Tout se passe entre L et Light, alors pourquoi conserver d'autres personnages hormis pour leur faire s'écarquiller les yeux ta

Car c'est un autre point qui m'exaspère dans Death Note, le manque d'attrait visuel de la série. Si je feuilletais un tome pour comprendre l'histoire, rien qu'en me référant aux images, je ne pourrais rien comprendre de l'histoire d'autre que : L aime les gateaux. Et il aime bien boire du thé. Il est rigolo à s'asseoir comme ça L. Ouh ouh ouh !
Light Yagami aime avoir l'air très sérieux dans sa chambre. Light n'est pas content. Light complotte. Light aime être très sérieux dans sa chambre.
C'est une révélation, Death Note est en fait un manga pour enfant que l'on essaye de nous vendre comme un shonen plus malin que les autres. Tellement plus malin qu'il n'a rien d'autre que du visuel pour vendre son histoire, comme tant d'autres shonens. Les personnages sont assez attachants et les pages sont visuellement attrayante mais pour que cela reste lisible il faut s'éloigner le plus possible des monologues et des dialogues inutiles entre L et les autres flics ou entre Light et son faire valoir, Ryuk, le démon qui ne sert à rien d'autre qu'a manger des pommmes.
Faut il vraiment que je rédige une conclusion pour résumer mon avis ?